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 La mort d'Erzèbeth. [Vanina]

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Erzèbeth Nàsdy
Patient(e) - service 3


Feuille de personnage
Nationalité: Finlandaise et Hongroise
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MessageSujet: La mort d'Erzèbeth. [Vanina]   Dim 1 Juin 2008 - 21:04
Un bruit assourdissant retentit dans les appartements d’Erzèbeth Nàsdy. Ou plutôt, un mélange entre un vase lancé à terre avec rage et un cri de colère. Sans s’arrêter là, la Nécromancienne saisit un nouveau récipient en crystal et en hurlant elle le lança contre un mur :

"Non ! Non et non !!"

Amélia apeurée tournait autour de sa maîtresse en la suppliant de se calmer mais celle-ci poussa un tel hurlement que la pauvre servante s’en alla en courant. La Finlandaise n’en pouvait plus. D’abord le problème avec Elizabeth Bathóry, son ancêtre faisait des siennes faisant passer la Nordique pour une incapable, puis la déception avec Liam, la menace de Sliven et maintenant sa mère ! Un dernier son strident se déploya dans les appartements, mais cette fois, tant les sentiments de la Nymphe Obscure la faisaient souffrir qu’une partie de sa puissance s’échappa de son aura. Plusieurs tableaux volèrent donc en éclats ainsi que quelques fenêtres. A bout de nerfs, la Scandinave qui avait les cheveux en pagaille et les yeux rougis, saisit une bouteille de Vodka et sortit. Tout en dévalant les marches elle déboucha la fiole et se mit à boire l’alcool russe à grandes gorgées. La comtesse faillit tomber, ne tenant plus sur ses talons elle les balança sans ménagements dans le couloir dans lequel elle se trouvait. Tout en se perdant dans Lómilendë la noble buvait, buvait, buvait. Après une vingtaine de minutes, Erzèbeth commençait non seulement à avoir du mal à marcher, mais également du mal à ne pas pleurer. Comprenant qu’il était temps qu’elle se « cache » la Nordique s’enfila dans la première salle qu’elle vit ouverte et elle se retrouva … dans l’immense auditorium du château. Lentement tout en continuant à porter le goulot de la boisson enivrante à ses lèvres, la Finlandaise alla s’asseoir au milieu d’une rangée de siège et se mit à chanter sans retenue

"Leave me alone, I wanna go home, I don’t wanna see you, so leave me alone"

Puis, commençant à faiblir, la voix de la Nécromancienne finit par trembler et, lâchant ses émotions et ses peines, la comtesse se mit à pleurer à gros sanglots. Pris d’un accès de rage elle commença à frapper du poing le siège de devant tout en se mordant la lèvre. Mais soudain, il y eut un bruit. Pétrifiée, Erzèbeth se stoppa nette, elle lâcha la bouteille désormais vide et se leva faisant face à …

"Bordel non …"

Ne put s’empêcher de grogner la Scandinave. Vanina Tsukiyo. Tentant tant bien que mal de sauver le reste de son honneur la Nymphe Obscure commença à passer nerveusement sa main dans sa chevelure indomptée. Elle avait fière allure. Une tignasse noire partant dans tout les sens en guise de cheveux, du mascara plein le visage, des yeux rouges et enflés, un filet de sang coulant de sa lèvre, le corset de sa robe – noire – complètement défait, pieds nus. Mais dans quel pétrin elle ne s’était pas fichée pensa la belle. Quelle tarte elle avait fait en sortant de ses appartements aussi. Elle pensait à quoi ? Que personne ne l’entendrait chanter des chansons mélancoliques, que personne ne l’entendrait hoqueter, que personne ne l’entendrait pleurer… pleurer. Elle qui s’était jurer de toujours se contenir. Oui, Erzèbeth avait bien changé, mais une chose était sûre, question orgueil et honneur elle restait la même. Et dans une situation pareille… il devenait difficile de faire face. Cependant, avec une voix – presque – normale, elle s’adressa à sa collègue.

"Très chère… y’a pas idée de se promener dans une aula à ces heures ? Tu cherchais quoi lolipop ?"

Lolipop ?! C’était quoi ce sobriquet débile que venait de lui affubler la Nécromancienne ? La Nippone ressemlait-elle donc tant à une sucette ? D’une démarche plus qu’incertaine la Finlandaise se dirigea vers la Chamane. Mais en cours de route elle perdit l’équilibre et tomba sur Vanina. Les deux directrices se retrouvèrent donc au sol, le visage de la Nordique à quelques centimètres de celui de sa collègue. La Nàsdy se mit à glousser.

"Tiens, tiens… ce n’est pas toi qui m’avais fait des avances lors de notre premières rencontre ?"

Se mettant à rire de plus belle Erzèbeth se leva tant bien que mal, et sourit malicieusement à la Chamane. Toutes ces choses qui tombaient en même temps sur elle c’était trop. Certes elle était forte, mais humaine. Et depuis que son cœur avait connu l’amour, une part d’Erzèbeth était morte.


[HJ : Chanson chantée par Erzèbeth : Savourez ]
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Vanina Tsukiyo
Maléfice de l'égarement


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MessageSujet: Re: La mort d'Erzèbeth. [Vanina]   Lun 2 Juin 2008 - 18:21
Noir… noir… noir… que du noir… toujours et encore du noir… Non ! De la lumière… Ca s’approche… toujours plus… encore et toujours plus… Comme ça brille ! Les yeux d’une petite fille nippone s’ouvrirent. Quelque chose coulait sur son visage. C’était rouge et c’était chaud, pourtant cela lui glaçait les os. De sa petite main frêle, elle essuya son visage. Ce rouge était sur ses mains à présent. Mais qu’était-ce ? La petite demoiselle se releva. Un cri déchirant la nuit fut poussée et… Noir… noir… noir…

Vanina se réveilla en sueur. Il était près de quatre heures du matin, la pluie tombait à verse contre la fenêtre de sa chambre. La belle japonaise s’assit sur le rebord de son lit double et attrapa une robe de chambre en soie qu’elle enfila. Elle se dirigea vers sa salle de bain et se rafraîchis le visage encore chaud sous l’angoisse qui l’avait saisie sans prévenir.

« Ce n’est qu’un rêve Vanina. Une chose si insignifiante ne devrait pas t’atteindre. Rien ne c’était passé comme cela ou sûrement pas… »


Maintenant que la chamane était réveillée entièrement, celle-ci savait que retrouver le sommeil relevait de l’impossible. Elle s’habilla donc d’une magnifique robe blanche, encore. La couleur blanche lui convenait à merveille pourquoi changer lorsqu’on avait de plus une garde-robe qui recelait plus de cette couleur qu’autre chose ? Une fois prête, Vanina prit place dans un confortable fauteuil et entama une lecture personnelle.

Soudain un cri strident attira vivement l’attention de la directrice. Que pouvait bien être cet horrible son qui devenait plus une plainte qu’un réel cri de colère. Il se renouvela. Sur le moment, Vanina ne reconnu pas la nécromancienne qui jouait les harpies. Quelqu’un se promenait dans les couloirs et… chantait !? Cette fois, la voix fut nettement reconnaissable, mais la jeune femme refusait d’y croire.

« Erzèbeth ? »

Intriguée, l’asiatique partit dans les couloirs à la poursuite du « fantôme ». Celui-ci disparut derrière la porte de l’auditorium. Les pleurs commençaient. Non, la chamane ne pouvait pas se résoudre à imaginer sa collègue en train de pleurer. Elle ouvrit la porte et ô surprise ! Erzèbeth, décoiffée, le maquillage coulant à présent sur ses joues, les yeux rougis, le corset défait, les pieds nus, se tenait devant elle. Malgré tous ces éléments qui auraient pu rendre la créature laide, Erzèbeth gardait sa beauté et son charme qui inspirait de la douceur pour la première fois depuis que Vanina la connaissait.

La directrice s’approcha de Vanina et l’appela Lolipop. Peut-être dû à son nouveau changement de couleur dans ses cheveux ? Elle l’ignorait, mais aucun mot ne sortit de sa bouche, ses lèvres restaient closes. Quelques instants suffirent et voilà qu’à présent les deux sorcières se retrouvèrent à terre, leur visage à quelques centimètres l’un de l’autre. L’halène de la nécromancienne ne trompait plus la chamane.

« Vous avez bu ? »

Puis elle chuchota à son visage.

« Bien que votre beauté est sans conteste splendide, il me faudra plus pour que je tombe sous votre charme très chère. »

D’un geste de la main, elle écarta Miss Nàsdy qui se retrouva sur le coté. Elle fit ensuite apparaître une bouteille de Whisky. Elle le but cul sec jusqu’à la moitié.

« Voilà qui est mieux pour mon mental. De plus si je dois t’écouter parler je préfère me préparer. »

Quel choc, Vanina venait de la tutoya. Quelle importance ? Erzèbeth était saoul et la nipponne n’allait pas tarder à rejoindre le même état que sa collègue. Pourquoi était-ce ce soir la que la chamane avait fait ce rêve et pourquoi avait-il fallu que la nécromancienne pique sa colère au même moment ? Trop de question, plus d’alcool ! Vanina but le reste de la bouteille et se recoucha par terre, toujours avec une certaine grâce non volontaire.

« Qu’est ce qui t’a mis dans cette état… Parle je t’écoute ! Je suis là pour toi. »

Sa voix avait quelque peu changé. L’alcool faisait son effet. Après tout, Vanina en avait bien besoin, elle aussi.
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Erzèbeth Nàsdy
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MessageSujet: Re: La mort d'Erzèbeth. [Vanina]   Ven 22 Aoû 2008 - 22:36
Erzèbeth se mit à glousser lorsque sa collègue lui demanda si elle avait bu, et sans répondre elle lui fit un clin d’œil. Lorsque Vanina releva une pointe d’ironie dans la voix la beauté de la Finlandaise celle-ci rit du rire si typique de l’humain soulé. Mais là encore elle ne répondit rien, trop occupé à retrouver la formule qui permettait de faire apparaitre de l’alcool. Cependant lorsque la Nipponne se mit elle aussi à boire la Scandinave vit vite ses pensées se concentrées à nouveau sur la situation. Après quelque gorgée bues d’un wiski que la chamane avait fait apparaitre elle s’assit gracieusement et proposa son … aide ?! Là, la Nymphe Obscure se mit à pouffer de rire à gorge déployée. S’ordonnant de se reprendre elle répondit, un sourire sardonique aux lèvres :

"On joue les psychologues maintenant ? Laisse moi rire sale…"

Soudain la nécromancienne se tu. Le pourquoi elle était dans cet état refit surface et lentement elle s’assit, le regard perdu dans le vide, puis, elle saisit sa collègue dans ses bras et entre ses sanglots hoqueta :

"Je suis a bout… je suis morte… l’amour m’a tué… je m’étais jurée de ne jamais tomber amoureuse… et Elyzabeth… j’ai peur de perdre le contrôle… et puis… et puis il y à aussi ma garce de mère…"

Sans cesser de pleurer dans les bras de Vanina stupéfaite de ce qui se passait, la noble se faisait submerger petit à petit par une vague de rage, de haine. Ce salaud. Il s’était foutu d’elle en beauté. Lui qui avait fait croire à la Finlandaise qu’il avait des sentiments, des vrais. Lorsque cette dernière avait lu dans l’esprit de l’Italien, elle n’avait vu qu’une seule envie, celle de prendre un bon coup avec la nordique. A cette pensée les ongles de la belle noiraude s’enfoncèrent dans le dos de l’asiatique. Lentement Erzèbeth se releva, essuya des yeux sourit et murmura quelque chose. Une bouteille de Vodka verte apparut.

"Pardonne-moi ce court moment d’égarement chérie. Ce n’est qu’un primate, une vieille bique six-centenaire et ma génitrice complètement folle. Pas de quoi s’affoler."

Un sourire indéfinissable – sincère peut être ? – affiché, elle tendit sa main libre à Vanina toujours par terre et poursuivit :

"Allons faire la fête, on en a besoin. Et en chemin tu me diras ce qui te tracasse."

Oui, c’était bien des paroles amicales qu’avait prononcé la Nymphe Obscure. Erzèbeth avait tant évolué depuis l’ouverture de Lómilendë. Au départ elle était une vraie garce. Egocentrique, mauvaise, cruelle et manipulatrice. Puis elle avait fait la connaissance de la jeune Cassis. Petit à petit elle avait commencé à la considérer comme sa fille, elle s’était adoucie. Ensuite il y avait eut ce duel entre elle et Yezekaël, duel dans lequel il avait définitivement gagné le respect de la Finlandaise et bien d’autres évènements encore avait mené la nécromancienne à s’humaniser, même à aimer. Mais c’est bien connu, passer du camp des « méchants » à celui des « gentils » détruit. La si froide, si glaciale, si inaténiable semblait bel et bien morte. Semblait.
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