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 Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé

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Vanina Tsukiyo
Maléfice de l'égarement


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MessageSujet: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Sam 12 Nov 2011 - 20:24
L’allemand avait usé de ces dernières forces pour tenter de rendre à la finlandaise la monnaie de sa pièce, mais malheureusement pour lui, celle-ci avait répondu et l’avait projeté dans un coma pour le moment. Vanina n’avait pas apprécié le geste de l’élémentaliste alors que la situation se calmait. Elle n’avait pas agi, comme lui avait demandé son amie de manière involontairement violente. Elle se tenait désormais la tête et tentait de calmer la douleur qu’elle avait ressentie en entendant le cri télépathique. Elle n’était, désormais, que simple spectatrice de la déchéance des hauts dignitaires de Lómilendë. La nippone était convaincue que la nécromancienne n’agirait pas inconsidérément, pour le moment du moins. Elle avait raison et cette dernière proposa même de rejoindre la base. La destination était claire ; ils voyagèrent tous jusqu’à l’infirmerie de Lómilendë.

Vanina réinstaura son dôme protecteur sur Ambroise afin de le maintenir en vie et le fit léviter sur un lit jusqu’à leur moyen de transport et qui les ramèneraient en sol irlandais. Le voyage fut incroyablement silencieux. Le coordinateur était dans le coma et les deux générales semblaient s’enfuir profondément dans leurs pensées respectives. Une fois arrivée, Vanina meurtrie par sa blessure à l’épaule s’efforça de déplacer son collègue jusqu’à l’infirmerie avec à ses côtés son amie.

Arrivée à destination, la chamane posa soigneusement l’allemand sur un lit et stoppa net son champ protecteur de premier secours. Elle intima les personnes de garde de s’occuper de son état et s’écroula sur une chaise non loin afin de se faire osculter son épaule. Elle observa Erzèbeth qui non loin se faisait soigner, elle aussi.

« Une fois que les premiers soins te seront prodigués, si tu souhaites aller voir tes enfants, vas-y. Je resterai là, afin de voir s’il se réveille. »

Elle donna un léger coup de tête en direction du lit afin de désigner Ambroise.

« Tu ne le portes pas dans ton cœur, et je crains que tu ne l’attaques aux moindres mots qui pourraient sortir de sa bouche. »

Elle ne put retenir un sourire à l’évocation de la scène, malgré la gravité de la situation.

« De plus, j’ai quelques questions à lui poser et je lui informerai de la mort de… »

La japonaise ne voulait pas en dire plus devant le personnel médical et savait pertinemment que la Générale l’avait très bien comprise.

« Je te ferai appeler dès que tout cela sera réglé afin que nous puissions discuter de nos futurs agissements et établir un rapport sur la mission effectuée. A moins que tu ne préfères rester. Mais le temps qu’il se réveille, je te conseille d’aller faire un tour dans tes appartements pour retrouver Liam, Selena et Luka, quelques instants. »
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Ilian Adelsohn
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Jeu 17 Nov 2011 - 21:24
Le personnel de l'infirmerie s'activa aussitôt, les employés se pliant aux ordres de Vanina avec zèle et motivation. Ces soigneurs n'avaient pas été retenus pour la base de Lomilendë sans raison. Ils excellaient dans leurs disciplines respectives, et dès le départ, il avait été très clair que si Lomilendë était occupée par une armée d'élite, celle-ci bénéficierait également des prestations de soigneurs d'élites. Chaque individu sortant du lot avait le droit à voir sa vie protégée par tous les moyens et le plus élémentaire d'entre eux était la dispense de soins de pointe.

Ambroise fut rapidement installé dans un lit, ausculté, puis brancher sur divers appareils. Un médecin, la mine préoccupée, analysait la plaie sur son ventre en fronçant les sourcilles, alors que les deux générales elles se laissaient prendre en charge pour leurs quelques blessures, superficielles en comparaison à l'état de santé du coordinateur.

La générale nippone venait de conclure son intervention à l'adresse d'Erzèbeth lorsqu'on entendit raisonner des pas dans le couloir. Rythme soutenu, démarche posée et volontaire, pas assuré. Un auditeur attentif eut été capable sur la base de ces simples sons consécutifs d'esquisser les traits généraux de la personnalité qui allait faire son entrée.

Ilian frappa distinctement trois fois contre le portique d'accès à l'infirmerie et s'y engouffra ensuite. Parvenu dans la salle, le regard du garçon se focalisa immédiatement sur le lit dans lequel reposait le Hexenmeister, avant de balayer les occupants du lieu. 3 médecins, 5 infirmières, Nàsdy. Nàsdy et Tsukiyo.

Jusqu'à ce jour, le lieutenant Adelsohn n'avait jamais eu de contact direct avec la chaman, il n'avait vu que des photos. La silhouette fine, les traits fatiguées, elle affichait une mine préoccupée, alors que la nécromancienne Nàsdy, elle, semblait figée dans le marbre, complètement inexpressive et silencieuse.

Du tac au tac, le châtain, abandonnant les usages étant données les circonstances, questionna d'une voix sèche et intransigeante:


- Verdammt, que s'est-il passé !?

Le regard accusateur, 'Lian scruta tantôt Vanina, tantôt Erzèbeth, avec une curieuse insistance. Il y avait de la hargne dans ses yeux.

- Ambroise Tugendbach n'est pas n'importe qui, je doute qu'un adversaire slivien ait pu le mettre dans cet état, je répète ma question, que s'est il passé?

Le ton impérieux du jeune homme pouvait s'apparenter sous quelques rapports à de l'insubordination. Dans tous les cas, le sous-entendu était clair, là-dessous se cachaient quelques accusations - Ilian savait que vraisemblablement seule une des deux femmes avait le niveau nécessaire pour abîmer de la sorte le Hexenmeister sur un champ de bataille-. Il exigeait donc une réponse de la part de deux femmes qui lui étaient hiérarchiquement supérieures. Téméraire. Qu'importe, sa relation privilégiée au coordinateur le poussait à être incisif de la sorte, et l'échelle normative des rangs ne lui importait guère plus. Dans la tête de l'élémentaliste allemand, il y avait une question et deux femmes susceptibles d'y répondre. Rien d'autre.

De la même démarche impérieuse que tout à l'heure dans le couloir, Ilian Adelsohn s'approcha du corps étendu d'Ambroise, cet homme qu'il considérait en père. Malgré son état de santé très préoccupant, il avait l'air paisible. En inspectant le corps autour duquel s'affairaient encore des infirmières, le garçon repéra vite la tâche brunâtre, ces tissus humains nécrosés, qui semblaient déjà en dire long sur l'identité de l'auteur du maléfice. En apprenti-nécromancien, le châtain n'avait aucun doute. Erzèbeth était derrière cette attaque. Le regard noir, Ilian se tourna vers la finlandaise et la fixa. Il savait que face à elle, il n'y avait guère à discuter. Et contrairement à Ambroise, le lieutenant Adelsohn n'était pas en état d'imposé ses points de vue. Très vite, le garçon abandonna donc son attitude de défi, résigné.

~... Et encore cette nouvelle que j'ai à lui transmettre. L'ambiance va être phénoménale.~

L'élémentaliste soupira. Au moins, si Erzèbeth devait mal réagir à son entrée en matière franche, il aurait une arme à dégainer. Zieutant du côté de Vanina, Ilian remarqua qu'elle semblait un peu renfermée sur elle-même, pensive, soucieuse.

Lui aussi était pensif et soucieux. Que diable s'était-il passé en Islande?
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Erzèbeth Nàsdy
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Ven 18 Nov 2011 - 18:50
De lors départ d’Islande jusqu’à leur prise en charge par les soigneurs de Lómilendë dans l’infirmerie de la base Erzèbeth ne souffla mot. Elle s’emblait s’être muée en statue de pierre, inexpressive et silencieuse. Son regard froid et vide n’incitait guère à la discussion. Ambroise fut branché sur machine et on lui prodigua les soins nécessaires afin de le maintenir en vie ainsi que le contre sort pour stopper la progression de la nécrose. L’allemand était désormais sauf mais plongé dans un profond coma et ne se réveillerait peut pas de sitôt ; qui si d’ailleurs s’il se réveillerait un jour. La puissance avec laquelle la comtesse avait forcé le passage menant à son esprit aurait pu métaphoriquement comparer de la sorte : l’esprit d’Ambroise serait un miroir et à la finlandaise avec - son intrusion psychique – se serait amusée à asséner un coup de massue de guerre sur la surface lisse qui aurait volée en éclat.

Vanina qui devait épisodiquement se tenir la tête pour stopper ses migraines avait un mince aperçu de la puissance que pouvait avoir une intrusion non désirée dans la tête d’autrui. Avec douceur elle conseilla à son amie de s’en aller rejoindre sa famille et lui laisser le soin de communiquer la mort de Yezekaël à Ambroise. D’une voix neutre la nordique répondit à la nippone.

-Il est dans le coma Vanina. Si tu veux attendre qu’il se réveille fais ce que tu veux mais ça risque sûrement de prendre du temps ; s’il se réveille jamais.

Bien qu’il n’y eut aucune once de remord dans la voix de la scandinave ce qui la déshumanisait encore plus à cet instant c’était justement le ton dépourvu de vie et d’émotions – qu’elles soient positives ou négatives – qu’elle avait utilisé pour parler. La nécromancienne n’avait même pas été froide ou incisive ; juste robotique.

La dose considérable d’énergie que vous avez utilisée va vous forcer à beaucoup vous reposer dans la semaine à venir Générale Nàsdy.
Le ton du médecin était sans appel et Erzèbeth ressentait déjà les affres de la fatigue s’emparer d’elle. Il ne s’agissait pas de cette fatigue ressentie suite à un manque de sommeil, mais de la fatigue magique. Cette impression de vide intérieur, ce déficit d’énergie. Encore plus pâle que d’ordinaire la nécromancienne se leva et d’une ton sincère s’excusa.

-Encore désolée Vanina. Je ne voulais pas te blesser.

La comtesse posa délicatement sa main sur l’épaule valide de sa collègue et alors qu’elle allait partir Ilian Adelsohn fit son entrée. Il était furieux. D’un ton mêlant autorité et suspicion il exigea des réponses et ne voilà qu’à demi ses accusations. Lorsque son regard se posa sur son maître Erzèbeth put très aisément observer la rage illuminer son regard. Il savait qui était l’auteure du coma de son mentor.

Pour toute réponse à toute l’agitation qu’avait provoquée le jeune allemand la comtesse imposa le silence. Elle agit simplement comme si le lieutenant n’existait pas et quitta la salle. Elle passa à côté de l’élémentaliste et ne lui lança pas même un regard. Inexpressive et silencieuse elle quitta l’infirmerie laissant Ilian ébahi devant la suffisance dont avait fait preuve Erzèbeth. Il s’était purement et simplement fait snober par la noble.
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Vanina Tsukiyo
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Lun 21 Nov 2011 - 18:27
La nippone eu un frisson lorsque la finlandaise lui répliqua sur un ton robotique qu’elle était stupide de croire qu’Ambroise se réveillerait bientôt. L’absence d’humanité dans le ton de sa voix, dans ses propos et dans son attitude faisait peur à la chamane qui n’aimait pas voir son amie ainsi. La guerre entre les deux Généraux semblait déclarer et Erzèbeth n’accorderait aucune pitié à Ambroise. La comtesse s’excusa tout de même de sa sortie en déposant une main sur l’épaule de Vanina. Cette dernière lui attrapa simplement la main l’espace de quelques secondes pour lui signifier que ce n’était rien. D’ailleurs, au vu de l’élémentaliste dans le coma, la japonaise avait eu tort de croire au rétablissement rapide du coordinateur.

Un jeune homme entra dans l’infirmerie tel un parfait petit soldat obéissant jusqu’à ce qu’il voit l’état grave de Tugendbach. Il perdit toute sa crédibilité, en s’adressant sur un ton insolent aux deux Générales. Il souhaitait connaître l’auteur de ce « crime » qui semblait pencher en faveur de la nécromancienne. Celle-ci l’ignora et s’en alla sans dire mot. Vanina n’avait pas détaché ses yeux d’Ambroise légèrement inquiète pour la suite des événements. Bien qu’elle fût totalement incapable d’avoir une once de reproche pour sa collègue et amie, elle s’inquiétait beaucoup pour le coordinateur qui revêtait un piteux état. Elle se tourna ensuite, vers le nouveau venu et le dévisagea. Celui-ci semblait réellement concerné par l’état de l’élémentaliste comme s’il était un membre de sa famille. Elle s’adressa d’une voix dure.

« Je vous conseille de vous retenir jeune homme, si peu de tenu devant des Généraux peuvent vous apporter de gros ennuis, quel que soit la situation. Déclinez votre identité. »

Sa voix s’adoucit, néanmoins devant la mine préoccupée du jeune homme.

« Vous êtes un proche de M. Tugendbach ? Vous semblez très concerné par l’affaire. »

Vanina dut à nouveau porter ses mains à sa tête, car la douleur de l’intrusion passée l’avait marquée. Elle se doutait que si Ambroise avait subi la même intrusion qu’elle, il ne s’en remettrait pas de sitôt. Une infirmière indiqua à la chamane que celle-ci pouvait s’en aller si elle le désirait car sa plaie avait été soignée, mais l’orientale souhaitait rester encore quelques instants au côté du coordinateur se sentant un peu responsable de ce qui s’était passé et s’inquiétant un peu de son sort.
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Ilian Adelsohn
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Mer 23 Nov 2011 - 22:04
Ilian Adelsohn arborait un regard larmoyant, un mélange de rage et de tristesse lui brûlait les yeux. Néanmoins, en parfait maître de sa personnalité et conscient de son laisser-aller actuel, le lieutenant parvint rapidement à contenir la manifestation externe de ses émotions. Bien que la Professeur Nàsdy ait à l'instant quitté la pièce sans se donner la peine ne serait-ce que de laisser croire qu'elle l'avait remarqué, et qu'il fût touché par ce geste de la jeune femme, Ilian ne fit mine de rien, constatant simplement que la figure frigide d'Erzèbeth fuyait ses questions. Après tout, les interrogations de l'officier auraient tôt fait de la rattraper si les réponses que lui fournirait Vanina ne le satisfaisaient pas. L'Allemand était en effet appelé à revoir Erzèbeth Nàsdy dans le cadre de ses leçons particulières, et nul doute que l'occasion se présenterait de revenir sur les interrogations qui lui courraient en ce moment même sur la langue et qu'il ne pouvait se permettre de lui soumettre, à présent qu'elle débarrassait le plancher.

~Certaines raisons m'échappent peut-être... Je lui laisse le bénéfice du doute. Et puis bon, de toute façon, sa journée est gâchée. Tout comme la mienne d'ailleurs... ~

Léger, le soupir qu'Ilian manifesta ne suffit pas à couvrir le bruit du claquement de la porte d'entrée qui indiqua à la Générale Tsukiyo et à lui-même que la Comtesse s'était définitivement éloignée. Le lieutenant scruta une nouvelle fois le corps d'Ambroise, sous le regard attentif de la japonaise, puis attendit une réaction.

Celle-ci ne tarda pas à se concrétiser sous la forme d'un énoncé claquant et direct. On le remettait en place et on exigeait de lui qu'il se présente. C'est vrai, où avait-il eu la tête tout à l'heure?

Avec promptitude, Ilian ramena sa jambe droite à la hauteur de sa jambe gauche et se figea dans un garde à vous très professionnel. Il abandonna un salut de rigueur à Tsukiyo puis s'exclama, sur un ton parfaitement respectueux:


- Lieutenant Ilian Adelsohn de l'Etat-major, Générale Tsukiyo. Acceptez mes excuses je vous prie. La nouvelle de l'état de santé préoccupant de Maître Tugendbach m'a prise au dépourvu.

Le jeune élémentaliste détailla son interlocutrice alors qu'il parlait, puis reprenait une position normale. Ses yeux d'un vert prussique analysèrent méthodiquement la femme qui, si elle n'était pas rentrée dans l'après-midi, aurait vu en ce moment même son bureau fouillé par lui et un acolyte du département de l'information.

Une question supplémentaire, sur un ton beaucoup plus calme et doux, fut aussitôt adressée au Lieutenant. Ce dernier avança sa nouvelle intervention d'une voix à la fois neutre, à nouveau empreinte de respect mais somme toute très fonctionnelle:


- Je le connais bien oui, je l'aime beaucoup. Et je suis préoccupé et inquiet. S'il vous plaît générale, racontez-moi ce qui s'est passé, je dois savoir...

Ce renouvellement de la demande était très convaincant. Quelque chose dans le regard d'Ilian faisait tout de suite comprendre à Vanina qu'il ne lâcherait pas l'affaire tant qu'il n'aurait pas reçu des précisions, mais aussi, qu'il avait besoin d'en savoir plus pour comprendre et digérer les évènemenets. L'air serein, le lieutenant attendait qu'enfin, on daigne éclairer sa lanterne. Il en avait dramatiquement besoin pour aller mieux.
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Vanina Tsukiyo
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Jeu 24 Nov 2011 - 19:24
Un silence parcourut la pièce quelques instants et le Lieutenant ainsi que la Générale se regardait droit dans les yeux. Illian Adelsohn semblait sincère et têtu. La nippone se décida finalement en faveur du jeune homme. Elle demanda aux infirmiers et docteurs de les laisser quelques instants seuls dans la pièce, maintenant que le coordinateur était enfin stabilisé. Quel drôle de personnage qui n’avait même pas demandé l’état actuel des choses et qui souhaitait seulement connaître le passé. Elle assura aux docteurs qu’elles les appelleraient au moindre changement de l’état d’Ambroise, mais que pour l’instant elle devait s’entretenir avec le jeune allemand. Une fois le dernier membre du personnel partit, Vanina commença les explications.

« Je vous révèle ses informations, seulement car vous semblez proche du coordinateur. »

Elle insista sur ses mots afin de bien faire signifier à son interlocuteur que c’était une mesure exceptionnelle et qui l’avait de la chance qu’elle veuille bien lui révéler une partie de l’histoire. Il pouvait, de plus, être certain qu’Erzèbeth n’aurait rien dit.

« La Générale Nàsdy a des raisons tout à fait justifiées de douter de la fiabilité de M. Tugendbach. En effet, ce dernier a possiblement désobéit à un ordre de la Générale et a hypothétiquement entraîner la mort d’un prisonnier important qui était à ce moment-là étrangement en train de parler de M. Tugendbach, lui-même. Erzèbeth Nàsdy a réagi quelque peu fortement, mais celle-ci a été arrêtée. Il semblerait qu’en toute logique le coordinateur Tugendbach n’ait pas apprécié cette attaque et a riposté alors que la Générale s’était calmée. Celle-ci en danger de mort a dû répondre à son tour et voilà le malheureux résultat qui s’en est suivi. »

La chamane ne jugea pas nécessaire d’indiquer son rôle dans toute cette histoire. Elle avait simplement empêchée que quelque chose d’irréparable ne se produise en protégeant l’élémentaliste et aurait fait de même pour Erzèbeth si celle-ci ne l’en avait pas empêché. Avant que le jeune homme ne puisse s’emporter dans quelconque colère, Vanina poursuivit.

« Si vous êtes proche d’Ambroise Tugendbach, vous allez certainement éprouver aveuglément de la colère pour Mme Nàsdy-Macchi. Néanmoins, je vous demanderais de considérer cela d’un point de vue neutre et d’y voir la faute chez les deux personnages. »

Elle reprit un ton plus chaleureux et ajouta :

« Il va s’en sortir. Cela prendra juste un peu de temps. Comme je ne veux pas que vous agissiez inconsidérément et qu’il faut que vous ayez du temps pour encaisser toutes ses informations je vous propose de prendre place et de réfléchir calmement. Je vais de toute façon restée encore quelques instants ici, afin que ma blessure cicatrise correctement. »

Il n’en était rien, sa blessure était correctement soignée et elle aurait pu mettre les voiles aussitôt qu’elle le désirait, cependant l’état du coordinateur l’inquiétait et rester à ses côtés avaient un effet étrangement rassurant. Elle posa son regard à nouveau sur Illian et était prête à le stopper si celui-ci avait eu une furieuse envie de quitter la salle plein de rancœur.
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Ilian Adelsohn
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Jeu 24 Nov 2011 - 22:16
Bingo! Lorsque Vanina reprit la parole, se fut pour aussitôt confirmer qu'elle allait lever le voile sur les évènements des dernières heures, ce qu'elle n'était en rien obligé de faire. Du coup, l'attention du lieutenant fut totale et une fois le personnel de l'infirmerie complètement évacué, la pièce fut plongé dans le calme le plus absolu. Seuls les signaux acoustiques en provenance des appareils sur lesquels était branché le coordinateur venaient troubler la parfaite quiétude de cet instant. L'air grave, l'élémentaliste écouta le récit de la chaman d'un bout à l'autre, sans intervenir. Seul un froncement de sourcil avait marqué son visage au moment où Vanina avait relevé "des doutes justifiés sur la fiabilité d'Ambroise Tugendbach".

La japonaise conclut sa narration en se lançant dans une conjecture hasardeuse au sujet de la possible réaction de l'officier - il était évident au vu de ses dires que Miss Tsukiyo ignorait tout de lui-. L'intéressé ne répondit néanmoins rien dans un premier temps, ce qui força d'ailleurs la générale à poursuivre. Elle enchaina en l'occurrence avec des paroles d'encouragements, qui ne manquèrent pas de faire très bonne impression sur le châtain. Il y avait une profonde humanité dans cette attitude, et contrairement à Erzèbeth, Vanina semblait vouer quelque forme d'affection à l'égard de son collègue allemand.

Pendant quelques instants, personne ne parla plus. Il n'y avait entre l'élémentaliste et la chaman que des échanges de regards, l'un et l'autre semblant se jauger mutuellement.

Finalement, l'officier décida de rompre la tension en s'exprimant en ces termes:


- Ces indications me sont précieuses, merci de les avoir partager. Je supposais bien qu'Erzèbeth, ou à la rigueur vous-même, étiez à l'origine de l'état de santé précaire du coordinateur. Maître Tugendbach n'est pas à la portée du premier venu, je ne le sais que trop bien pour l'avoir côtoyé pendant des années et affronté à maintes reprises. Jamais je n'ai eu face à lui l'ombre d'une chance. Il fallait donc immanquablement l'intervention d'un être d'exception pour le ficher dans cet état-là.

Le garçon, calme et posé, marqua une pause, déglutit, puis poursuivit:

- Cela dit, j'ai cru comprendre qu'Erzèbeth avait de sérieux doutes quant à la loyauté d'Ambroise et que cela expliquait en partie l'incident qui a plongé Maître Tugendbach dans le coma. Je déduis même de votre énoncé des doutes de votre part, bien que plus réservés. J'ignore quels indices vous poussent à construire un tel raisonnement, mais l'accusation est grave. Et je l'estime à titre personnel tout à fait infondée.

Calmement, Ilian s'engagea à nouveau en direction du lit dans lequel était allongé le Hexenmeister. Le teint pâle, figé, le coordinateur, privé de sa légendaire vitalité, immobilisé et mentalement absent, faisait peine à voir. Un soupir, puis...

- Si vous consignez le cours réel des évènements dans un rapport, vous savez qu'Erzèbeth et vous-même serez auditionnés par une commission, on ouvrira sans doute une instruction pour tentative d'assassinat, et l'OMDS a besoin de tout sauf de se voir priver de ses généraux. Vous trouverez certainement le moyen de contourner les difficultés administratives en lien avec la vérité, et de mon côté, je ne trahirai pas votre confiance en allant répéter la véritable nature des faits à qui que se soit. Pas plus d'ailleurs que je n'en veux à la Générale Nàsdy.

Vanina buvait à ce moment précis attentivement les paroles du châtain. Ce dernier avait en effet soulever un point critique en énonçant le fait que jamais l'OMDS ne tolérerait ce qui s'était passé sur le champ de bataille si elle apprenait la réalité des évènements.

- A vrai dire, j'aurai une franche discussion avec la Professeur Nàsdy dès qu'elle daignera me convoquer pour son enseignement.

L'Allemand se détourna enfin d'Ambroise et revint vers la chaman, les traits moins tirés et un léger sourire accroché au coins de ses lèvres.

- Je pense aussi qu'il se remettra. A l'avenir, je passerai quotidiennement prendre de ses nouvelles.

La phrase en question boucla le sujet Ambroise. Etonnamment, Ilian était rassuré. Quelque chose en lui le laissait croire que Maître Tugendbach était bien assez fort pour se requinquer et que quand bien même s'était Erzèbeth Nàsdy qui l'avait violemment pris à parti, cela ne suffirait certainement pas à l'éteindre complètement. Il avait bien trop de ressources pour cela.

- J'espère que nous aurons l'occasion de faire plus ample connaissance aux chevets du coordinateur! Mais je vois que vous êtes vous-même blessé, ce qui témoigne de la violence de ce qui s'est produit... Avez-vous néanmoins encore quelques minutes à me consacrer pour que j'aborde avec vous une question qui m'a occupé l'esprit pendant des semaines?

Alors qu'il ingérait tout le contenu de la discussion et s'efforçait d'en tirer les conclusions qui s'imposaient, Ilian préparait aussi en parallèle la suite de son entretien avec Vanina, qui se révèlerait potentiellement plus intéressant encore que ce qu'il avait été jusqu'à présent.

Dans tous les cas, la générale lui avait fait bonne impression, et sa relative sympathie à son égard et à celui du coordinateur l'avait marqué de façon très positive.
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Vanina Tsukiyo
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Lun 5 Déc 2011 - 17:25
Rompant la tension environnante, Ilian déclara qu’il se doutait fortement que l’une des deux sorcières avaient dû vraisemblablement plonger le coordinateur dans cet état comateux. La façon dont il énonça son raisonnement reflétait une sorte d’arrogance chez le jeune homme, tout en gardant un grand respect pour ses supérieurs. Il continua son raisonnement sur le fait qu’Ambroise faisait l’objet de grands doutes quant à sa fiabilité. Pour lui, il était totalement insensé de soupçonner l’allemand.

« Je comprends très bien votre raisonnement, mais comme vous l’avez souligné vous-même, c’est à titre personnel que vous estimez cela, or vous pourriez très bien être de mèche avec lui dans un certain complot ou que sais-je. Personnellement, j’essaie de faire confiance à Mr Tugendbach, car je pense que nous n’avancerons jamais sinon et qu’il n’y a pour le moment pas de preuve formelle qui ferait qu’il y ait un quelconque problème. Malgré tout, il y a certaines choses étranges qui se sont produites qui font que je comprends la difficulté de Mme Nàsdy à en faire autant. A titre personnel et ça n’engage que moi, je me méfie de tout le monde sauf de Mme Nàsdy, car c’est la seule et unique personne que j’ai côtoyé assez longtemps pour savoir personnellement que ce n’est pas une menace. Dans des moments pareils où l’ennemi peut-être partout j’essaie de garder mes distances pour ne pas être aveuglée. »

Malgré les dernières paroles que la nippone avait prononcé, la réalité semblait autre. En effet, vis-à-vis d’Ambroise, la chamane ne se méfiait peut-être pas assez. Le jeune allemand avait ensuite ajouté qu’il ne dénoncerait pas les deux Générales. Bien que Vanina apprécia la précision, elle ne put s’empêcher de penser que face à deux Générales et sans autres preuves de ce qu’elle venait de lui révéler, Ilian n’aurait certainement pas pu les contrer.

Le lieutenant releva la blessure de la chamane.

« Oh, cette blessure est plus du fait de ma propre bêtise que de la violence des combats. Quand à mon mal de tête… »

Elle sourit légèrement en repensant que c’était Erzèbeth et non un ennemi qui l’avait provoqué.

« Mais ce n’est pas important. Faites-moi part de vos préoccupations et je tenterai d’y répondre dans la mesure du possible. »
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Ilian Adelsohn
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Mar 6 Déc 2011 - 13:33
Le lieutenant Adelsohn s'imprégna des paroles de la générale, leur prêtant une fois encore une attention toute particulière. Au moment où il fut question de sa propre loyauté, l'officier ne put retenir un irrépréhensible sourire teinté d'un rire léger. L'OMDS était donc à ce point gangréné par la suspicion? Et malgré son entretien avec Karell, il était toujours sur la liste des gens douteux? Face à un tel manque de foi des dirigeants envers leurs troupes, Ilian ne pouvait qu'éprouver de la désapprobation. Jamais ils ne gagneraient une guerre en la menant de la sorte. Néanmoins, le jeune homme s'abstint de tout commentaire et garda pour lui le fruit de ses réflexions.

Vanina Tsukiyo enchaina sur le caractère léger de ses blessures, évita ouvertement de mentionner l'origine de ses maux de tête puis en vint à prier Ilian d'avancer le sujet de discussion qu'il désirait aborder. Dans les faits, il y en avait deux.


- Le premier sujet concerne le climat de suspicion générale qui règne à Lomilendë, il est donc en lien étroit avec l'absence de confiance que vous avez mentionnée auparavant. C'est insupportable.

En prononçant ce dernier mot, le châtain prit bien la peine de marquer son exaspération, laissant deviner à Vanina qu'il aimerait beaucoup à titre personnel voir la situation évoluer vers plus d'entente et des liens plus forts, entre les généraux et les combattants de l'ancienne école, mais également au sein de l'Etat-major lui-même.

- L'informateur Karell et moi-même avons eu l'occasion d'échanger un peu il y a quelques temps. Et au terme de l'entretien que j'ai eu avec lui, il m'a clairement semblé, malgré tout le professionnalisme dont il a fait preuve, que j'étais au coeur de son attention et par là-même, qu'il me testait, d'une manière ou d'une autre. Quelqu'un nourrit-il des doutes à mon propos au sein de l'Etat-Major? Qui a envoyé un informateur sur mes talons, et pourquoi?! Naturellement, je ne m'attends pas vraiment à ce que vous daigniez répondre à ces deux dernières interrogations...

L'élémentaliste fixait tantôt la générale, tantôt la fenêtre de l'infirmerie qui donnait sur le parc, dans lequel la neige n'arrêtait pas de tomber depuis plusieurs heures. C'était tout bonnement magnifique.

- Le deuxième sujet est plus grave encore, je comptais l'annoncer en priorité à la générale Nàsdy, mais elle ne m'en a d'aucune façon laissé la possibilité tout à l'heure. L'élémentaliste Liam Macchi, son époux, s'est manifestement donné la mort en se jetant d'une tour de l'école alors que tous les généraux étaient partis pour l'Islande. Je suis navré de vous annoncé une telle nouvelle. J'ai moi-même ordonné l'enquête et monté un dossier qui est à votre disposition au département de l'information. Le nouveau soldat russe Hemsworth m'a aidé dans cette tâche. C'est une véritable tragédie.

C'est ainsi qu'Ilian conclut son énoncé, la mine très sombre et l'air sceptique. Quelque chose le laissait croire que si rien ne changeait dans la façon dont Lomilendë était dirigé, bientôt, d'autres mauvaises nouvelles seraient à déplorer.
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Vanina Tsukiyo
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Mar 13 Déc 2011 - 8:07
La chamane regarda le jeune garçon d’un air quelque peu maternelle. Le pauvre enfant vivait dans une vision très utopique de la réalité. Insupportable disait-il ? Il n’y changerait rien, en tout cas pas lui. Dans un monde parfait, sans trahison, oui, ce climat n’aurait pas lieu d’être, mais ô combien de fois, la Générale avait dû débusquer des taupes, mettre hors d’état de nuire des gens que l’on n’aurait jamais soupçonné. Si Sliven était une menace, c’est bien parce que cette organisation était rusée et capable de faire infiltrer n’importe qui. Et bien que la base ait fait preuve d’une grande minutie pour examiner chacun de ces occupants, les vérificateurs eux-mêmes avaient très bien pu être soudoyés par Sliven. Ce monde n’était pas rose et il fallait surveiller ses arrières.

« Vous vous centrez bien trop sur votre personne, lieutenant. Au lieu de vous préoccuper si quelqu’un nourrit des doutes à votre sujet, posez-vous la question si ce n’est pas quelque chose de général. Et si quelqu’un veut rassembler des informations pour être sûr de la fiabilité des gens avec qui il coopère, mais qu’il fasse, cela réduira la climat de tension et doute, vous ne croyez pas ? A moins que vous ayez quelque chose à vous reprocher ? »

Vanina fixa attentivement le jeune allemand puis continua.

« Mais je suppose que ce n’est pas le cas, donc laissez l’affaire se faire et vous aurez oublié tout ça d’ici quelques semaines, je suppose. »

La nippone ne jugea pas nécessaire de préciser que ce fut elle le commanditaire de cette mission. Ses doutes diminueraient fortement envers les occupants de cette base, une fois que le rapport de Karell serait terminé et le climat de tension que le lieutenant trouvait « insupportable » diminuerait lui aussi.

La deuxième nouvelle n’était guère joyeuse. Liam était mort. Le choc qui parcourut la japonaise ne se manifesta que par un léger frisson. Elle qui l’avait vu quelques temps auparavant n’avait su dire ce qui n’allait pas, mais maintenant ce malaise l’avait poussé à l’acte. Elle ne sentit pas bien à la fameuse pensée qu’elle aurait peut-être pu faire quelque chose. Cette pensée si ridicule que chaque personne dans sa situation a. Elle habite les gens pour mieux les détruire et Vanina déjà fragile ces derniers temps s’y exposait encore plus. Elle se leva et remercia Ilian pour son excellent travail puis disparut de l’infirmerie.

Vanina se dirigea au toilette où elle rendu son dernier repas, acte qui se produisit à l’annonce de la nouvelle qu’elle n’avait pas été préparée à encaisser. Une telle chose arrivait maintenant. Elle se ressaisit rapidement et tenta de trouver la nécromancienne en vain. La chamane finit par se diriger au département de l’information pour voir s’il n’y avait aucune autre possibilité que de conclure à un suicide.

Les jours suivants, elle assista à l’enterrement de Liam et chercha à parler avec Erzèbeth qui ne semblait, elle, ne pas trop le vouloir. Cette dernière décida de s’absenter quelques jours en promettant à Vanina que tout se passerait bien. L’orientale, quant à elle, s’efforça de passer chaque jour à l’infirmerie pour s’enquérir de l’état du coordinateur pour qui elle s’inquiétait également. Yezekaël… Liam… il n’y avait en aucun cas besoin de rajouter une troisième personne à cette lignée de morts.
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Cathena Linysse
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Mer 21 Déc 2011 - 1:15
***


Un grincement de porte, des pas filant à toute allure dans les couloirs, une légère toux résonnant dans le hall : il est trois heures du matin, et parmi le silence religieux qui abrite ces pierres se promène une jeune Française. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas seulement d’une simple balade ; la blonde, à défaut de savoir choisir entre deux situations, avait pour une fois un but clair et précis en tête. Elle descendait, encore et encore, et s’arrêta à l’entrée même du sous-sol. Elle n’était vêtue que d’une robe de chambre blanche, avait les cheveux aussi mal coiffés qu’après une bataille et ne portait pas de chaussures. Son visage terne et les poches abominables qui soulignaient ses yeux traduisaient son état de fatigue avancé. Malgré cela, une détermination sans pareil continuait à faire luire ses yeux. Elle portait une caisse contenant un livre de Magie Blanche, cinq fioles remplies de potions et d’eau, diverses plantes, des gants, des instruments de filtrage et de dissections et un chaton.

Elle s’empara d’une torche et descendit lentement les escaliers, de peur de se faire prendre. Il n’y avait pratiquement aucune chance que cela arrive, mais qui sait…

Arrivée en bas, elle observa à sa gauche, puis à sa droite, et ne remarquant aucune présence outre la sienne, se dirigea rapidement vers l’infirmerie. Elle ouvrit la porte le plus doucement possible, et vit un garde somnolant sur une chaise. Elle scruta l’intérieur de la chambre : il n’y avait qu’eux. Ce ne fut qu’un jeu d’enfant, il lui suffit de s’approcher un peu plus, de murmurer une formule pour endormir le vigile beaucoup plus profondément et ainsi ne pas être dérangée durant les trois jours à venir. Elle se retourna ensuite vers l’Allemand.

« Bonsoir Monsieur, j’espère que vous avez pleinement profité de votre repos. Ne m’en voulez pas si je vous abîme un peu. »

Elle parlait toute seule, s’en rendait-elle compte ? Quoi qu’il en soit, la jeune blonde disposa tous ses outils devant elle, et commença ce qu’elle avait l’intention de faire.

Tandis que Flocon explorait curieusement la pièce, elle se mit à réciter différentes formules en langues anciennes, latines et celtiques. Elle prenait tour à tour les différentes fioles et y insérait différentes plantes fraîches. Elle mélangeait le tout, et versait chacune des potions dans un filtre et récolta le mélange des trois, virant instantanément au bleu. Un bleu azur, tellement cristallin qu’on aurait juré avoir mis le ciel en fiole. Dans le jargon des Mages de Soins, ils nommaient ceci « Nerwen Tîwele» ou littéralement « Nectar des Cieux », non seulement pour sa couleur spécifique, mais aussi et surtout pour ses caractéristiques.

Mais le plus délicat était à venir : une fois le mélange rendu moins acide, Cathena s’arma d’une lame de Prince. Il s’agissait d’une dague spécialement conçue pour les assassinats discrets, car le sort qu’elle contenait permettait à la victime de ne pas perdre la moindre goutte de sang tout en mettant fin à sa vie si celle-ci était bien plantée au cœur. Malheureusement, elle n’était qu’à usage unique.

Elle agrippa la lame de ses deux mains, et tendit ses bras sur le corps du comateux : elle regarda l’homme dormir et l’idée de devoir le tuer la faisait trembler, mais tant pis, c’était nécessaire.

Elle transperça délicatement sa poitrine et retira aussitôt le couteau. Elle ne ressentit absolument plus rien à cet instant précis, la concentration qui l’abritait l’empêchait désormais d’éprouver le moindre frisson.

** Le voilà mort… Continuons.**

Elle s’empara aussitôt du livre, et dirigea par formules la potion autour du cœur du cadavre. Elle la faisait flotter au-dessus du corps tandis que ses mains effectuaient des mouvements souples pour créer un mouvement constant au sein du liquide. Une fois réussi, elle laissa celui-ci agir, et se retourna vers Flocon. Le chaton, qui ronronnait à ses pieds, se fit porter et déposer dans un bac. Il n’eut pas le temps de comprendre ce qui se passait ; en quelques secondes, le voilà retourné, incapable de bouger, incapable de miauler : Il vit la scène sans pouvoir compter s’enfuir.

La blonde saisit un couteau de cuisine et s’approcha de la bête. Elle marmonnait toujours à voix basses des choses incompréhensibles depuis un moment, et là, bien que la paralysie ait affecté ses capacités musculaires, il n’en était pas de même avec les capteurs sensoriels. Le chaton sentit la lame découper lentement son pelage et s’enfoncer dans sa viande sans même pouvoir tourner les yeux. Il sentait la main de la vieille femme se crisper sur lui et trancher précisément une partie de son intérieur. Et le sang, le sang qui coulait de partout, il ressentait la chaleur du liquide vital se déverser dans, hors, sur et sous son corps meurtri. La souffrance était indescriptible, chacun de ses mouvements rendait l’animal plus proche de la mort sans jamais le laisser y goûter.

Enfin extirpa-t-elle un morceau de chair : cette étape demeurait extrêmement importante pour la réussite des opérations, car cette race de chaton en voie d’extinction avait la particularité de produire une sécrétion indispensable à Cathena. Elle fit planer le liquide au-dessus du nectar et pris une grande inspiration. Enfin arrivait-elle au final, à la grande étape, celle où tout se joue et où tout peut changer.

« Il est temps pour vous, mon brave. Je vous demande encore pardon, mais vous comprenez, je les aime tant ! Je les aime tant… Pardonnez-moi, oh pardonnez-moi, mais je les aime tant… »

Une larme vint glisser sur sa joue encore tachée de sang félin. Elle ne l’essuya pas, et pris une grande inspiration : après des jours et jours de lecture, des boites entières de médicaments et de stimulants avalés ainsi que des recherches approfondies entreprises dans différents coins parmi les plus reculés du pays, la blonde détenait enfin ce qu’elle désirait

Elle ouvrit son livre à une page bien spécifique, et commença ses récitations : elle mélangea soudainement les deux liquide et les fit tournoyer de plus en plus vite, puis elle leva la tête au ciel. Rien ne devait la déconcentrer à cet instant, elle espérait juste avoir suffisamment d’énergie vitale pour réussir ce tour. C’était en effet ce qu’elle redoutait le plus, mais il fallait essayer coûte que coûte.

Les formules se succédèrent, et au fil des minutes le corps de Cathena blêmissait, refroidissait, et perdait l’équilibre. Elle s’accrochait néanmoins à son occupation et enchaîna encore plus de formules, perdant peu à peu sa voix. Ses muscles se contractèrent, sa peau se fripait ; au bout de quinze minutes d’efforts intenses, la blonde lâcha prise : elle s’écrasa contre le sol, complètement vidée de toute énergie, mais encore vivante. Sa respiration était devenue quasi-inexistante et ses yeux n’avaient même plus la force de bouger.

Elle attendit.

Attendit.

Attendit.

Persuadée, au bout d’un moment, qu’elle n’avait pas réussi, elle attendit encore.

Soudain, du bruit se fit entendre. Un mouvement, sur le lit. Oui, une couverture qui se froisse. Un craquement d’os. Qu’était-ce ? Son imaginaire ? Non ! Elle refusait d’y croire. Elle aimerait que ce soit réel, oui, bien réel. Cathena, gisant au sol, trembla, et murmura, les yeux baignés de larmes :

« Je les aime tant… »
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Ambroise Tugendbach
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Jeu 22 Déc 2011 - 21:25
Nuit noire. Le corps allongé d'Ambroise Tugendbach demeure immobile, parfaitement figé, étendu sur son lit d'infirmerie et cerné de part et d'autre par le cadavre d'un chat torturé à mort et la silhouette étalée d'une jeune demoiselle, celle-là même qui venait de mener tout un bal autour du garçon aux cheveux de neige. A quelques mètres de là seulement pionce un gardien, sous l'emprise d'un puissant somnilège - le mot est utilisé pour décrire la pratique d'un sortilège dont l'effet principal est semblable à celui obtenu par le recours à des somnifères-, achevant de rendre la scène parfaitement grotesque.

C'est avec une consternante facilité que Cathena Linysse était parvenue à achever le Coordinateur de l'OMDS. Plongé dans le coma et placé sous la vigilance d'un pion peu scrupuleux, Maître Tugendbach n’avait pas été en mesure d’opposer la moindre résistance et il n'avait fallu à la Française qu'un brin d'audace pour mener l'Allemand au trépas. Tout cela en disait long sur les dysfonctionnements qui gangrenaient encore et toujours la base de Lomilendë et la nécessité d'enfin aboutir à des réformes substantielles. La suite avait en revanche été autrement plus compliquée pour la sorcière. Concoctant de puissantes potions, marmonnant d'interminables formules, zigouillant un pauvre matou d'une espèce en voie de disparition et entamant ses propres forces vitales, elle s'était adonnée à quelques formes d'ancienne magie blanche, dont les effets restaient pour l'heure bien mystérieux.

Alors que s’écoulent les minutes, la fine déchirure dans le corps d’Ambroise, au niveau du buste, dans la région du cœur, disparaît peu à peu. Conformément à ses propriétés, la lame de Prince n’a pas occasionné la moindre coulée d’hémoglobine, seule une fente en train de se refermer à toute allure témoigne de la violence du précédent assaut.

Puis le miracle subitement se produit. Les paupières d’Ambroise s’ouvrent en une fraction de seconde et dévoilent alors le regard du « jeune » allemand, teinté d’un vert Véronèse d’une remarquable intensité, auparavant étrangère aux prunelles du garçon…

A cet instant précis, Ambroise semble quelque peu égaré. Il n’a pas encore remarqué la fille et encore moins la carcasse animale ensanglantée qui jonchent tous deux le sol, respectivement à sa gauche et à sa droite. Seul le fin croissant de lune haut perché dans le ciel limpide de cet hiver glacé capture l’attention de l’élémentaliste, focalisant sa vue du côté du soupirail de la pièce, donnant sur le parc enneigé de l’ancienne école.

Du tac au tac, Ambroise pousse un cri. Alors qu'il essaie de quitter son lit, ses deux pieds viennent de caresser la carcasse du chat sauvagement découpé par la Française. Manifestement paniqué, le garçon se retourne pour fuir ce spectacle visuel peu attrayant et tombe nez à nez avec une inconnue, le teint blafard et la tenue chancelante, cherchant difficilement à se redresser de là où elle était manifestement allongée - c'est à dire le sol!-. Incapable de déterminer sa localisation, choqué par la découverte de l’animal mutilé et de l’étrangère, c’en est trop ! Dans une allemand cassant, autoritaire, hautain, espiègle et rentre dedans, Maître Tugendbach s’exclame :


- Wo verdammt befind' ich mich und wer sind Sie? Was ist hier geschehen!?

L'élémentaliste s'excite, gesticule, interroge du regard... Sa mémoire lui fait défaut, il ne se souvient de rien. Tout au plus lui semble-t-il que la veille, il a partagé un excellent repas en compagnie de sa famille élargie. D'autres Herzöge sorciers, venus spécialement de Prusse en Rhénanie du Nord pour régler des affaires politiques sont logés dans le château familial. Le reste manque cruellement à Ambroise, qui ne reconnait même pas la pièce dans laquelle il se trouve, pas plus que l'équipement qui la meuble, qui lui semble d'ailleurs des plus étrange. Enfin, l'incompréhension face au silence de la demoiselle achève de mettre le "jeune" homme de très mauvaise humeur. Du coup, il abandonne la politesse et se rue sur le tutoiement.

- Wieso antwortest du nicht? Hast du mich nicht verstanden? Ich bin Ambrosius zu Tugendbach, wer bist du denn?

Tenta encore le sorcier allemand, les traits crispés et l'air toujours largement dans le flou. La mine sceptique, il regardait à présent d'un oeil plus que critique les fils qui partaient de son corps vers ce qui semblait être une sorte de machine, produisant au demeurant un son étrange à intervalles réguliers.
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Cathena Linysse
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Mar 27 Déc 2011 - 19:35
**“Wo verdammt befind' ich mich und wer sind Sie? Was ist hier geschehen!?”**

**“Wo verdammt befind' ich mich und wer sind Sie? Was ist hier geschehen!?”**

**“Wo verdammt befind' ich mich und wer sind Sie? Was ist hier geschehen!?”**

La résonnance de ces mots réveillèrent la Française, qui pourtant fixait le jeune homme les yeux ouverts. Une goutte de sang de la carcasse de Flocon tomba sur son visage imbibé de larmes et la fit brusquement sursauter. Elle devait s’être endormie quelques secondes, ou peut-être avait-elle frôlé la mort ; quoi qu’il en soit, la blonde eut du mal à se souvenir de l’évènement durant les quelques minutes qui suivirent sa chute.
Alors que la blonde tentait de reprendre ses esprits dans le silence, l’inconnu qu’elle voyait il y a peu mort dans ce même lit jurait à présent dans sa langue natale, qu’elle reconnut tant bien que mal comme allemande. Elle venait de… de le tuer, oui, elle s’en souvenait. Et puis, elle avait pris des mélanges… Non, elle avait elle-même fait ces mélanges. Mais à base de quoi ? Et ce chat l’intriguait énormément.

**Et lui là, pourquoi il me parle en Allemand ? Si encore c’est bien de l’Allemand ! Est-ce qu’il croit vraiment que moi, Française distinguée, je suis assez inélégante pour parler une langue aussi barbare que la sienne ? Il se plante complètement. Et il s’énerve, ça y est, c’est génial. Mais qu’est-ce qu’il me veut ? Il peut pas parler comme tout le monde, non ? … Bon, résonnons logiquement Cathena : il ne te connait pas, et vient de se réveiller après un coma – et accessoirement, une mort. Théoriquement, il doit vouloir savoir qui je suis, et ce qu’il vient de dire là, Ambrosius zu machin, ça doit être son nom. Bon, j’essaie. **

« Je… »

**Ah ben non, si je parle Français il va encore plus s’énerver.**

« Mein Namen ich… »

**Non, arrête, c’est ridicule, lui-même ne comprend rien. Réessayons en Français.**


« Je m’appelle Cathena Linysse. Vous parlez Français ? Est-ce que vous allez bien ?»

Attendant deux réponses qu’elle espérait positives, la Française observa rapidement la salle autour d’elle et surtout l’état de sa robe de chambre : elle n’était pas tachée mais bien noyée de sang, et tous ces instruments et fioles à ses pieds lui firent peu à peu reprendre la mémoire. Un résonnement naquit soudain en elle et lui conseillait d’avertir au plus vite les généraux, sans pour autant les mettre au courant de ses agissements. D’ailleurs, elle ne devrait pas non-plus en parler à l’inconnu qu’elle venait de sauver. Elle savait parfaitement que la légalité de ce sort était inexistante, c’est pourquoi elle éviterait de scier la branche sur laquelle elle était assise. Une fois qu’elle en aurait fini avec le Germain, elle camouflerait tout ce bazar et inventerait une histoire à raconter à Erzèbeth.
Si cette dernière ne l’a pas tuée avant.
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Ambroise Tugendbach
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Mer 28 Déc 2011 - 13:51
D'un geste hargneux, Ambroise entreprend de se débarrasser de tout ce qui le relie à l'attirail de la pièce, ces machines étranges, qui se mettent à piailler encore davantage maintenant qu'il se défait d'elles. Excédé par les alarmes de tout ce tintouin, l'Allemand, furieusement, sert le poing, laissant couler en lui sa magie. Subitement, une rafale venue de nulle part prend naissance dans la pièce et renverse les installations, soulève le lit dans lequel reposait il y a encore un instant l'élémentaliste, le retourne, puis se dissipe aussi soudainement qu'elle avait été engendrée. Le regard complètement ahuri, les yeux écarquillés, Ambr' contemple le désordre qu'il a causé, alors que derrière lui, une jeune femme tente de dialoguer dans un allemand tellement précaire qu'elle s'en rend compte et switch aussitôt avec le même discours, dans un français parfait cette fois. A sa propre surprise, le coordinateur de Lomilendë saisit sans effort l'entier de l'énoncé et pousse lui-même l'aventure un peu plus loin encore en s'exprimant à son tour dans cette langue.

- Ouais, je comprends le français.

Blême, le garçon n'arrivait pas à croire ce qui sortait de sa bouche. Pendant un instant, il restât interdit, avant d'enchainer, cette fois en anglais.

- Et manifestement je peux dialoguer en anglais aussi, et sans accent. Par tous les dieux, qu'est-ce qui s'est passé? Qu'est-ce qui s'est passé?!

La jeune femme venait de demander à l'Allemand s'il allait bien. Non, manifestement, il n'allait pas bien du tout.

Le sorcier avait perdu deux teintes et sa mine crispée indiquait qu'il réfléchissait, cherchait à comprendre, à se souvenir. Il était certain d'avoir rejoint son lit , dans le château familial, une dizaine d'heure auparavant, et voilà qu'il se retrouvait dans une pièce parfaitement inconnue de la demeure - d'ailleurs, était-ce vraiment le château familial?-, en compagnie d'une femme qu'il n'avait jamais vue. Elle était étrangement vêtue la pimbêche d'ailleurs, une femme qui ne pipait un mot d'allemand et déblatérait volontiers ses dires en français, une langue que lui, Ambroise, mystérieusement, était en mesure de comprendre, alors qu'il n'avait pas suivi le moindre cours relatif à l'apprentissage du parlé de Molière. Décidément, quelque chose n'allait pas, il avait dû sauter des chapitres.

Autre sujet de préoccupation, le cataclysme que venait de déclencher le garçon en s'énervant au sujet des installations qui produisaient des "bips" répétitifs. Sorcier plus que moyen, Ambr' se demande comment il a pu si facilement et sans l'ombre d'un effort provoqué un tel chaos dans la pièce. Bref, confronté à une multitude d'incohérences, désorienté et sans le moindre repère pour se rassurer, un violent mal de crâne vient aussitôt perturber le sorcier.

Tendu par la douleur, le garçon poursuit néanmoins en anglais...


- Je ne pense pas aller bien du tout, mais peut-être allez-vous pouvoir m'aider. Je suis où Miss Cathena? En Rhénanie, au château de Königswinter? Pourquoi êtes vous habillée de la sorte, et que sont ces engins qui piaillaient tout à l'heure? Auriez-vous pratiqué de la magie sur moi? Il semble que je parle à présent français et anglais avec brio, deux langues que je n'ai jusqu'à maintenant que peu étudiées... Et il y a aussi cette impression étrange, ce... ce sentiment de puissance qui m'habite et que je m'efforce de contenir.

Ambroise soupire, parfaitement conscient du caractère désordonné de son discours. Son mal de tête le tance de plus belle, l'anxiété le gagne et se manifeste à Cathena à travers sa nervosité.

L'élémentaliste allemand, du haut de ses 177 ans, venait de subir ce qui manifestement constituait une perte de souvenirs sans perte de connaissances. Dans sa tête, il vivait encore au XIXe siècle, en Allemagne, et tout ce que son existence avait été entre cette époque et le XXIe siècle s'était définitivement évaporé de son esprit. Après tout, durant quelques instant, il avait bel et bien été mort. On ne revenait pas inchangé d'un tel voyage de l'au-delà vers la vie.

Néanmoins, perdu, Ambroise était loin pour l'instant de se douter de la situation dans laquelle il se trouvait. D'où le nombre incroyable de questions, parfois saugrenues, qu'il avait adressées à Cathena dans le but de mieux saisir la réalité dans laquelle il s'était réveillé.

D'un mouvement du bras gauche, le garçon tire une chaise à lui et s'y assied, penché sur ses cuisses, sa tête entre les mains. Il attend à présent une réponse à chacune des questions qu'il a pu poser jusqu'alors, avec l'espoir de peu à peu dissiper sa brume.
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Cathena Linysse
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Lun 2 Jan 2012 - 20:13
**Toutes ces questions… Alors il ne se souvient vraiment de rien ?**

Cathena esquissa un très léger sourire à cette pensée : vu l’état mental de son interlocuteur, elle allait pouvoir en profiter, au moins un minimum. La blonde commençait tout juste à reprendre ses esprits, mais déjà son côté espiègle avait refait surface, et semblait impatient de se mettre au travail.

« Ne vous en faites pas, je vais tout vous expliquer. Vous vous trouvez actuellement en Irlande, au château de Lómilendë – du moins, de ce qu’il en reste. C’était une prestigieuse école de magie autrefois, mais elle fut malheureusement attaquée 15 ans plus tôt. Aujourd’hui, une base militaire occupe ses sous-sols. Cela vous revient ? »

Visiblement non, à en croire les yeux évasifs d’Ambroise et son absence de réaction. La Française allait donc continuer à réécrire l’Histoire… mais à son avantage.

« Vous étiez – et êtes toujours d’ailleurs – un grand homme ici. Très respecté de tous, vous meniez à bien beaucoup d’opération contre les forces ennemies et nous avez à plusieurs reprises sauvés d’attaques dévastatrices. J’étais venue vous voir justement pour vous demander si, après le départ précipité de notre infirmière Suédoise, il était possible de me laisser la garde de l’infirmerie. Malheureusement, vous n’étiez pas dans votre bureau lorsque je suis arrivée, et un de mes collègues m’avertit un peu plus tard que vous étiez tombé dans le coma après un affrontement. On vous a amené ici, vous êtes à l’infirmerie – d’où les machines qui vous perturbaient. Les autres généraux m’ont alors demandé de m’occuper au mieux de vous: j’ai recherché dans mes livres de Magie des Soins des sorts permettant de vous conserver au mieux, tant au niveau physique que magique, pour pouvoir vous récupérer en forme le jour de votre réveil. Mais puisque vous me dites que vous ne vous sentez pas si bien, s’il vous plait, pourriez-vous éviter de raconter ces instants aux généraux ? Je ne veux pas tenter de cacher quelque chose, mais vous comprenez, ils attendaient de moi que vous soyez le même après un coma qu’après une nuit de sommeil, or je n’ai jamais traité un patient dans un tel état jusqu’à maintenant. Seulement, je suis la seule mage des Soins dans cette base ! Et imaginez-vous soigner quelqu’un qui ne parle pas : comment voulez-vous savoir si vous progressez ou non? J’avoue que tout ceci a été très rude pour moi. Vous n’avez aucune séquelle physique, mais ça, ils ne le remarqueront pas, non : ils ne verront que votre absence de mémoire et votre malaise, et ils me renverront pour incompétence professionnelle. Ils penseront même que vous ne serez plus capable de prendre des décisions, et vous mettront de côté, alors que votre mémoire peut réapparaitre dans le courant de la semaine. Et pardonner le cadre quelque peu macabre dans lequel vous vous réveillez : j’étais en train de soigner ce pauvre chat éventré par un renard lorsque je vous ai entendu. J’ai sursauté et j’ai glissé sur une flaque d’eau. Pauvre Flocon, je crois qu’il nous a quitté lors de cette discussion. »

Avait-elle réussi à prendre Ambroise par les sentiments ? Peut-être. En tout cas, elle espérait au moins le poste d’infirmière, mais surtout, que l’Allemand assis en face d’elle n’aille pas raconter tout ce qu’il venait de voir et d'entendre ; vu la quantité de mensonges qu’elle lui raconta, Erzèbeth n’aurait pas tardé à comprendre que Cathena avait quelque chose en tête.
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Ambroise Tugendbach
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Mer 4 Jan 2012 - 21:46
Alors que les yeux de l'ancien comateux dissèquent la pièce élément par élément, méthodiquement, les oreilles du garçon enregistrent attentivement le discours de la Française. Lomilendë. Irlande. Le premier nom n'évoque absolument rien à Ambroise, alors que l'info sur sa localisation actuelle le stupéfie. Naturellement, le coordinateur a tenté de saisir le sens de toutes les données communiquées par son interlocutrice, mais le flou dans sa tête est trop grand, et même à grand renfort d'abstraction, le morveux ne saisit guère le sens et la portée de l'énoncé. Plus que le contenu du discours de la jeune femme, son parlé étonne Ambroise. Adieu le style courtois et travaillé, bonjour la simplicité! Très vite, l'Allemand déduit de la situation qu'il ne s'est pas couché la veille en Allemagne et qu'il s'est vraisemblablement écoulé plus de temps qu'escompté entre l'heure supposé de son couché et son réveil. Le cadavre déchiqueté du chat, l'homme assoupi et l'état de la pièce achèvent de plonger le sorcier dans l'ahurissement et la perplexité.

- Bon. J'ai faim. Dans 2 minutes, je vous abandonne pour me sustenter. Avant, je veux encore 3 réponses.

Le jeune homme pose alors un regard implacable sur la prénommée Cathena, puis enchaine.

- Quel jour sommes-nous? Qui sont les générales dont vous parlez, quelle armée dirigent-elles? Comment me suis-je retrouvé dans l'état duquel vous m'avez tiré?! Si ce que vous affirmez est vrai et cohérent, il va de soi que vous serez récompensée de votre audace et qu'en tant que Mage émérite des soins, la direction de ce qui semble être... un poste d'infirmerie, vous sera remise. J'y veillerai.

Le jeune homme aux cheveux de neige se tait, analysant la réaction de sa source. Un sourire suspendu aux lèvres, le môme se demande comment il a pu, d'une manière ou d'une autre, acquérir le prestige qu'on semble lui prêter. Y a-t-il un lien entre cette sensation légère de puissance, ce bien être intérieur, contenu, mais prêt à éclater en laissant frémir sa fureur, et son prestigieux office?

Réellement affamé, dévoré tantôt par la faim physique et la faim de savoir ce qui s'est passé, Ambr' manifeste quelques signes d'impatience à l'égard de la sorcière. D'un pas léger, l'enfant aux cheveux de neige enjambe le fracas qu'il a causé dans la pièce et s'insinue en direction de la porte, prêt à décamper vers les cuisines du lieu une fois que sa curiosité aura été satisfaite. Dans l'absolu, il aimerait bien mettre la main sur quelqu'un qui sera en mesure de le recentrer!
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Cathena Linysse
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    Lun 9 Jan 2012 - 22:29
« Nous sommes le neuf janvier deux mille vingt-six, monsieur. »

L’heure était aux états de suspens pour Cathena : le garçon qu’elle tentait d’amadouer depuis son réveil semblait presque trop conscient de sa situation ; l’évocation des « générales » par le comateux la perturba dans le sens que, malgré sa mémoire fraîchement défaillante, la Française se souvenait parfaitement avoir parlé de généraux. Grillée ? Tout sauf ça. Elle répondit tout de même le plus naturellement possible au germanophone, dont la mémoire semblait malgré tout empreinte de quelques rares traces de souvenirs passés.

« Eh bien, les générales en question se nomment Vanina Tsukiyo et Erzèbeth Nàsdy et sont à la tête de l’OMDS. Deux grandes femmes aux allures imposantes et souvent bien entourées, vous ne les manquerez pas si vous les croisez dans la base. Et concernant votre coma, l’on raconte que vous vous battiez à leurs côtés lors d’une expédition. Une bataille contre un groupe faisant partie d’un réseau de terroristes ayant pour cible l’OMDS. J’imagine qu’ils seront ravis de vous revoir sur pieds. »

Bien évidemment, Cathena n’avait strictement aucune idée de ce qu’elle avançait. La réalité en était tout autre, mais l’ignorant, elle espérait au moins ne pas l’avoir mis dans l’embarras.
Repensant furtivement au défunt mari d’Erzèbeth, la blonde se hâta d’ajouter une précision :

« Il est clair qu’un tel geste de votre part serait un véritable honneur pour la mienne. Je vous en serai terriblement reconnaissante, mais je ne veux pas vous accabler de travail dès votre premier jour de réveil. Le seul service que vous pourriez me rendre pour l’instant, c’est de me faire confiance et d’éviter d’alarmer les supérieures sur votre état de santé. Croyez-moi, un bon repas et vous irez mieux. »

A ces mots, l’Allemand fila hors de la pièce après un bref remerciement et un marmottement en langue du Nord. Visiblement, le message était passé : du moins, la blonde l’espérait.

**L’improvisation… J’ai toujours su que j’étais faite pour ça. J’aurais du faire actrice.**
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MessageSujet: Re: Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé    
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Un comateux et deux blessées, les Généraux en piteux états - Terminé

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