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 Conquista del Costa Rica - ¡Que lo quieran o no! - [Sofía Tamara de Santa Cruz y Luna] - [Terminé]

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Sofía de Santa Cruz - old
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MessageSujet: Conquista del Costa Rica - ¡Que lo quieran o no! - [Sofía Tamara de Santa Cruz y Luna] - [Terminé]   Jeu 2 Fév 2012 - 22:29
11:30 Pm
La belle espagnole descendait les marches de l’avion posé sur le sol de la République du Costa Rica. Elle bâilla, et se frotta les yeux encore lourds de son somme fait dans l’avion qui l’avait emmenée de Dublin à l’aéroport Internacional Juan Santamaría de San José. Foulant enfin le bitume de la piste, elle regarda autour d’elle. L’intense luminosité du ciel azur étoilé l’éblouissait presque. Malgré la période hivernal, Sofía se réjouit de la douce tiédeur environnante. Pas de poudre glacée captives du vent qui lui fouettait et congelait le visage. Pas besoin de manteaux et de bottes épaisses. Elle se délesta nonchalamment de son manteau de fourrure et le tendit à un sous-fifre. Elle suivit alors son escorte.
Ceux-ci lui expliquèrent brièvement quelques particularités du Costa Rica, à savoir qu’il se disait neutre et ne possédait pas d’armée, abolie en 1948 et toujours d’actualité. Les combats envers Sliven lui firent presque changer d’avis en 2010. Il avait deux gouvernements, un magique et l’autre non. Dans les deux cas diverses personnalités sont favorables à l’un des deux principaux belligérants: Sliven et l’OMDHS. La jeep s’arrêta devant l’hôtel.
Sofía ferma la porte de sa suite à double tour. Elle vérifia la chambre, ferma les rideaux et posa ses valises. Elle partit immédiatement pour la luxueuse salle de bain, et se fit couler un bain chaud dans son immense baignoire. En attendant, elle prit tous les documents qui lui avaient étés confiés et mangea un macaron à la fleur de la passion. Elle laissa glisser la robe le long de son corps gracile, celle-ci tomba suavement sur le carrelage en marbre. La belle gitane alluma les bulles et soupira de plaisir en sentant l’eau chaude autour d’elle. Confortablement allongée, elle ferma les yeux et se remémora sa mission.
C’était l’après-midi. Sofía rentrait à Lómilendë après sa mission en Espagne, qui avait été un succès. Déballant ses affaires dans ses appartements, un subalterne du Département des Communications lui transmit un message. Elle le lut, surprise de son contenu:
"Lieutenant Sofía Tamara de Santa Cruz y Luna,
Départ immédiat pour le Costa Rica. Emportez deux régiments. Ralliez le gouvernement costaricain à notre cause. Tuez les opposants. Transmettez régulièrement et rapidement vos résultats à la base islandaise. Vous avez l’aval de l’OMDS. Mission confidentielle, seuls échanges autorisés avec Lómilendë ou la base en Islande en cas de nécessité.
Générale Erzèbeth Nàsdy"


[/size]
Au tout début, l’espagnole avait pensé à une erreur, elle n’était pas diplomate. Puis elle comprit que ce n’était pas ce qui était recherché. Ceux envoyés pour les convaincre devaient être des incapables. Sofía reprépara ses valises, réserva une chambre d’hôtel luxueuse pour compenser l’inconfort de ses appartements et la qualité médiocre des bases secrètes de l’OMDS en Espagne.

Sofía prit le document contenant la liste des personnalités dangereuses ou favorables à Sliven du Costa Rica. Le Département de l’Information était vraiment très efficace. Ils avaient listés les principaux activistes du gouvernement ou des grands patrons d’entreprises liés à Sliven et qui pouvaient potentiellement aider Sliven à conquérir le pays. Il en était hors de question, raison pour laquelle elle éliminerait en premier les plus embêtants avant de convaincre le gouvernement. S’il n’y a plus personne pour la contredire ou être défavorable, le pays accepterait de lâcher sa neutralité. Le Lieutenant regarda consciencieuse la liste non exhaustive, marquant sur une carte leurs lieux de résidence principales et leurs lieux de travail. Elle visiterait d’abord ceux de San José. Et un groupe de spécialistes seront chargés de camoufler ses actes et le service de communication à sa disposition pratiqueront la désinformation.
Après avoir le reste de sa nuit et une partie de sa matinée à dormir et se remettre du décalage horaire, Sofía se promenait légèrement vêtue, avec un jus de papaye à la main, dans la capitale. Elle semblait être une touriste parmi tant d’autres. Le soleil ne l’honorait pas de sa présence. Elle cessa de cheminer parmi les rues lorsqu’elle arriva devant un immense portail. C’était là la demeure d’un riche patron d’entreprise de métaux et de services en construction. L’un de leurs seuls alliés puissants. L’espagnole avait fait renforcer la garde, prévenue que quelques activistes sliviens avaient été repérés plusieurs fois dans les parages. Elle reviendrait le voir une fois sa première mission accomplie, il serait utile pour édifier la future base costaricaine.
Le bus l’amena à sa destination suivante dans le courant de l’après-midi. Elle était non loin de la résidence d'un ministre costaricain, ouvertement favorable à Sliven. Ce dernier avait une nouvelle visite prévue à son emploi du temps. Un rendez-vous qu’il ne risquait guère apprécier.


Dernière édition par Sofía de Santa Cruz le Lun 6 Fév 2012 - 19:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Conquista del Costa Rica - ¡Que lo quieran o no! - [Sofía Tamara de Santa Cruz y Luna] - [Terminé]   Ven 3 Fév 2012 - 19:05
Le ministre José Paolo Fernández se reposait. Il lisait tranquillement ses futurs discours. Il comptait frapper fort à la prochaine assemblée. Il s’alluma un cigare et, fier, relut la page la plus emblématique. Il y hurlait à l’injustice et la crainte de l’adversaire, la peur de l’attaque et que la défense du peuple devait primer. Et seul l’aide de Sliven pouvait éviter toutes ses craintes. La lumière du soleil, déjà peu vive, décroissait. La journée s’achevait. Il congédia ses gardes, souhaitant un peu d’intimité. Il entendit un bruit de verre cassé. Puis une chute un peu lourde. Décidément les travaux de rénovations étaient bruyants. Ne pouvaient-ils donc pas ranger leurs affaires en douceur ? Un autre bruit sourd. Suivi par un autre. D’instinct, le vieil homme se dirigea vers son bureau, ouvrit un tiroir, poussa la bouteille de rhum et s’apprêtait à prendre son révolver. Il se figea, l’oreille tendue. Un souffle. Un murmure. Non. Une mélodie. Un chant. Un sortilège. Il dégaina en direction de la porte, bras tendu…et retint son souffle. La porte demeurait close. Il reprit une profonde inspiration. Puis écarquilla les yeux et voulut articuler un son. Seul un léger râle se fit entendre. Il tomba genou au sol, puis s’écrasa de tout son long. Son dos était parsemé de long et fins stalactiques. Aucun n’avait touché d’os. Juste les organes. Une jeune femme brune se tenait derrière lui, bras tendu à travers la fenêtre ouverte. Elle rentra délicatement. Posa le cigare allumé sur le discours. Et sortit discrètement.
Une fois sortie, elle enleva ses châles d’autour de son de visage et les accrocha à sa ceinture. Calmement, elle visitait le quartier. Elle sortit sa liste, et raya un nom. Elle prit son téléphone et envoya un message à un numéro privé et codé. L’équipe de nettoyage arriverait d’ici quelques instants et finiraient le travail.
Sofía finit de boire son jus de mangue dans un petit bar. Elle essuya les quelques miettes de pain tombées sur sa belle robe, prit son manteau et partit. La nuit était plutôt oppressante. Mais les lumières de la ville illuminaient les rues et réchauffaient l’atmosphère. La nuit était agitée de chants et rires. Les touristes ou les locaux allaient et venaient dans les rues. L’espagnole avançait d’un pas décidé. Arrivée devant un immeuble, elle regarda les boîtes aux lettres. Elle s’arrêta, se posa à côté de l’entrée et attendit. Vingt minutes plus tard, un habitant de l’immeuble sortait, et Sofía retint la porte et rentra rapidement dans l’édifice. Elle grimpa les étages rapidement. Arrivée en haut, elle força la serrure et sortit sur les toits. La climatisation centrale et les conduits d’aération. Elle vérifia les conduits, s’approcha d’une des bouches d’air et mit ses lunettes thermiques et regarda sous ses pieds. Sa cible était dans sa chambre, apparemment endormi. Sofía chantonna quelques psaumes en latins. Petit à petit de l’air frais s’engouffrait dans les conduits, se répandant dans tout le 8e étage, précisément dans la chambre.
-Anema glacia frigoque in procella.
La température auparavant élevée de la chambre chuta d’un coup. Le contraste de 28º à -20º Celsius ne fut pas bénéfique au locataire. Il mourut sur le coup. Sofía insuffla de l’air chaud pour réchauffer quelque peu la pièce. On croirait à un problème technique. Elle referma tout sur ses pas et descendit hâtivement les marches et sortit de l’immeuble calmement. Direction la boîte de nuit.
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MessageSujet: Re: Conquista del Costa Rica - ¡Que lo quieran o no! - [Sofía Tamara de Santa Cruz y Luna] - [Terminé]   Dim 5 Fév 2012 - 19:01
La belle espagnole se réveillait dans ses draps de soie. Elle s’en entoura et sortit sur le balcon. L’air frais lui caressa le visage. Elle frissonna. La lune scintillait paisiblement. Elle rentra, et se commença à se préparer. Elle descendit au parking de l’hôtel pour prendre la voiture mise à sa disposition. Elle alluma la radio et écoutait les informations. Puis elle s’arrêta plus tard dans une aire d’autoroute. Elle modifia la radio et y ajouta quelques éléments. Désormais, elle était en contact avec la base de Lómilendë et sa radio était intraçable. Elle demanda les dernières nouvelles de la base et de l’OMDS et échangea quelques informations.
Après deux heures de route, la brune stoppa la voiture. Elle descendit et regarda la vue qu’elle possédait. Elle surplombait Liberia et pouvait même apercevoir au loin l’Océan. Elle chemina quelques instants et sourit lorsqu’elle le vit. Quelques mètres en aval, un grand bâtiment accueillait des dizaines de personnes. La gitane s’accroupit derrière quelques roches et regarda dans ses jumelles. Il y avait une centaine de personnes dans l’édifice isolé. Elle regarda tout autour. La sécurité était énorme. Elle apercevait de très nombreux gardes. Peu étonnant. Une réunion secrète des membres Pro-sliven d’une grande partie du pays. Elle avait franchement beau critiquer l’organisation de l’OMDS et traiter le Département de Lómilendë d’incompétents finis, ils savaient se révéler efficaces de temps à autres. Presque tous les œufs pourris du Costa Rica étaient dans le même panier. Quelle belle opportunité. Sofía, satisfaite, rangea les jumelles et grimpa encore un peu. Après avoir escaladé quelques mètres de plus, elle sortit les jumelles et vérifia la situation. Tous semblaient rentrés dans la bâtisse. Parfait. Elle regarda autour d’elle. Pas de mouvement, juste une brise, de la verdure de rocaille et beaucoup de rocs. Le terrain était propice.
-Terraemotus saxaque tremor !
La montagne commença à trembler de plus en plus fort au fur et à mesure que l’élémentaliste levait ses mains au ciel. Puis, elle les rabaissa d’un coup et toucha le sol. D’immenses blocs de roches se décrochèrent de la montagne, et poussés par la magie, foncèrent à toute allure sur le « panier ». Quelques élémentalistes qui surveillaient tentèrent de stopper l’éboulement. Mais Sofía avait envoyé tant de rochers qui dévalaient la montagne à une vitesse hallucinante qu’ils ne purent rien faire. L’avalanche de gravats broya l’édifice, brisant toute résistance magique et emportant voitures, route, humains, sorciers. L’espagnole s’échappa en vitesse et attendit plus loin. Elle observa s’il y avait des survivants. Elle vit quatre personnes foncer sur le lieu d’origine de l’éboulement.
-Pius ex soli surge !
Des pieux en empalèrent trois. Le quatrième esquiva de justesse. Il incanta quelque chose et envoya à l’espagnole trois gros rochers.
-Putresce in arena !
L’élémentaliste transforma les projectiles en sable qui s’étala tout autour d’elle.
-Arena arctica, oprimit !
Soulevant le sable environnant, elle y joint des gouttelettes d’eau qu’elle givra et projeta violemment sur le survivant qui fut comprimé et broyé par cette tempête de sable glaciale. L’élémentaliste but une gorgée d’eau et s’éloigna du lieu du sinistre.
Le lendemain, assise paisiblement et confortablement dans un jacuzzi, elle lisait le journal « La Nación. » Celui-ci déclarait qu’un terrible éboulement survenu hier durant la matinée avait emporté la vie de d’une centaine de personnes. Les secours, arrivés trop tard, ne dégageaient pour l’instant que des cadavres. Les corps de 67 personnalités costaricaines importantes avaient été dégagés, ainsi que 5 cadavres non-identifiés. Les autorités ignoraient la raison du rassemblement et combien de personnes avec exactitude étaient présents avant le drame. Les recherches de survivants se poursuivaient.
- Ils n’ont pas intérêt à en trouver. De toute façon ils ne vivraient pas bien plus longtemps.
La Lieutenant plia le journal et le déposa à côté d’elle. D’ici quelques jours elle saurait si survivants il y avait, et quels étaient encore les personnes pro-sliven influentes encore présentes dans ce pays. Sofía sortit du bain, et après s’être rhabillée, découpa l’article qu’elle joignit à son rapport. Elle faxa ce dernier aux deux bases, irlandaise et islandaise, brûla l’original et supprima la mémoire de la machine. Elle reçut plus tard l’ordre de désormais se rendre au Parlement.

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MessageSujet: Re: Conquista del Costa Rica - ¡Que lo quieran o no! - [Sofía Tamara de Santa Cruz y Luna] - [Terminé]   Lun 6 Fév 2012 - 19:45
Sofía claqua violemment la porte derrière elle. Elle défit son chignon et insulta un homme qui la regardait un peu trop intensément. Autant le matin même ça lui avait plus de voir hommes et femmes se retourner après son passage, autant maintenant elle était d’une humeur maussade et massacrante. Elle enleva ses hauts-talons et rentra dans la voiture qui l’attendait. Elle intima froidement et sèchement au chauffeur de l’emmener à l’hôtel. Elle se démit de son superbe tailleur noir, gris et blanc pour enfiler une tenue plus sobre. Elle rangea ses lunettes, mises uniquement pour la rendre plus sévère et plus mûre. Elle sentit que le chauffeur avait augmenté le chauffage, car elle avait givré les fenêtres et gelé l’intérieur de la voiture sans s’en rendre compte. Elle rétablit l’équilibre et tenta de se calmer.

-Santa María, Virgen toda potente ¡ayúdame ! Voyons, tous ses idiots ont refusés ma proposition. Tout ça pour leur stupide neutralité. Ne pas inquiéter le peuple, et Sliven ne représentait pas une menace apparente. Et ils osent me citer l’exemple de la Comtesse en Islande. Mais c’est pas un argument contre ! ¡Joder una que por fin actúa un poco! Si ces islandais avaient acceptés la protection de l’OMDS plus tôt, ils n’auraient pas à déplorer sa soi-disant terrible conduite. Peuples décadents ! Sliven est une menace et ceux qui la poursuivent doivent crever.

Le soleil se couchait paisiblement, lui, au-dessus de la ville de San José. Sofía ferma les yeux et récita quelques psaumes, jouant à faire tournoyer une petite boule de feu autour de sa main.

-Quand je pense que le président m’a ordonné de partir et de ne pas même escompter revenir reproposer mon offre! Il a viré tous les ambassadeurs de l’OMDHS! Mais je ne compte en effet pas revenir. Il rampera à moi.

Le soir, la Lieutenant, passablement irritée, envoya divers messages secrets et fit se rassembler un petit bataillon. Deux jours plus tard, la nuit recouvrait la ville. Nombreux étaient ceux qui partaient en discothèques pour oublier leur journée de travail ou leur misère. D’autres fêtaient le retour de l’être aimé parti en voyage et enfin revenu, d’autres fêtaient une occasion spéciale, comme un anniversaire ou un mariage. Et d’autres célébreraient bientôt des funérailles.

Un petit bataillon militaire descendait de quelques jeeps noires. Tous habillés de noir et entièrement recouverts, de masques, gants, gilets pare-balles, ils avançaient d’un pas rapide sur le parking. Direction une grande salle des fêtes. La raison des festivités ? Ils l’ignoraient et s’en moquaient éperdument. Mais la salle étaient bondées et très animées. Et beaucoup de stars et quelques personnalités importantes devaient assister à la soirée.

-Hey, ¿Qué hacen vos aca? ¿Dónde están sus invita-

Le garde qui avait interpellé le petit groupe s’écroula sur le sol, abattu d’une balle. Un lampadaire éclaira un faible instant le commando, et révéla des insignes de Sliven bien visibles. Le commando de sliven grimpa les marches. Ils abattirent très vite les fumeurs stationnés devant. La forte musique couvrit leurs cris. Le chef ouvrit sèchement les portes. Quelques soldats s’avancèrent et installèrent en une dizaine de secondes une immense mitrailleuse lourde automatique. Et ils tirèrent. Les cris d’épouvante et d’horreurs supplantèrent la musique, puis les balles explosèrent les haut-parleurs et la station du DJ. La fusillade ne dura pas plus d’une minute et avait parcouru brièvement la salle et la scène. Le chef leva son poing serré et intima l’ordre de partir. Il regarda la salle, dégageant de manière ostentatoire son buste et arborant fièrement l’insigne qu’il servait. Il devait y avoir plusieurs dizaines de morts. Et de nombreux témoins cachés malhabilement sous les tables ou derrière des cadavres. Le chef envoya une grenade sur la scène et partit.

Sofía brûlait les insignes et les costumes de la veille. C’était un succès total. Un véritable carnage de blessés, gémissements, pleurs et sanglots. Et des témoins du massacre pour raconter l’attentat. C’était parfait. Une épaisse fumée noire s’élevait dans le ciel depuis la montagne où elle faisait disparaître toutes les preuves. Intensifiant le feu, il n’en resta que cendres. Elle vit au loin quelques volutes de fumée grise se dissiper doucement au-dessus du quartier nord de la ville.

La radio annonça 98 morts, 15 blessés graves, 3 intoxications à la fumée et 25 survivants. L’espagnole ne put s’empêcher de rire, constatant que l’OMDS était bien efficace à tuer qu’à protéger. Si les hautes instances ne se tournaient pas les pouces et ne respectaient pas « le libre arbitre de chaque nation et le droit à la vie de chacun, quels que soient ses actes », Sliven serait brisé, démantelé, et rien de plus qu’un vague souvenir. L’information suivante ravit la belle gitane. Le peuple hurlait au scandale et à l’attentat. Des témoins affirmaient que l’on ne pouvait faire confiance à Sliven, responsables de l’attentat. Cela s’empirerait si Sliven venait à envahir le Costa Rica, ce qui n’était plus qu’une question de temps. Déjà ceux qui souhaitaient reprendre les rôles vacants des ministres se servaient de l’information pour leur campagne électorale. Ils promettaient qu’ils rejoindraient l’OMDS dès leur nomination. Le gouvernement perdait complètement pied. Ils avaient perdu de nombreux éléments en peu de temps. Il fallait réélire des personnes pour combler les vides, et calmer l’ire d’un peuple qui hurlait au scandale et perdait confiance et patience.

Le lendemain, Sofía recevait un coup de fil. Un ministre lui demandait de revenir. Elle lui raccrocha au nez. Il rappela plus tard. Elle lui dit qu’elle partait à l’instant, quittant ce pays devenu hostile et dangereux, et lui rappela qu’elle avait été chassée précédemment. No way ! Elle ne reviendrait pas.

Le soir même elle recevait le Président dans sa suite. Celui-ci était venu avec les contrats et de nombreux rapports et documents. Sofía fit la moue et resta sceptique, avant d’accepter les documents et de les signer. Elle envoya immédiatement les documents importants aux hautes instances de l’OMDS. Et serra chaleureusement pour la presse la main du Président Costaricain pour les photos de la presse. Un point pour l’OMDS. L’espagnole remercia au fond-elle-même la froide Comtesse qui lui avait enfin donné une mission digne de sa valeur. Finalement n’était-elle pas aussi incompétente qu’elle ne le pensait et que le supposaient les journaux.

Une semaine plus tard, le Costa Rica se déclarait officiellement PRO-OMDS et commença sa lutte anti-Sliven, épurant ses rangs. Sofía regagna à contrecœur ses modestes appartements de la base 2304-Z.

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