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 Les Ténèbres - Moscou; Russie [Terminé]

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Erzèbeth Nàsdy
Patient(e) - service 3


Feuille de personnage
Nationalité: Finlandaise et Hongroise
Magie pratiquée: Nécromancie
Âge: 54 ans

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MessageSujet: Les Ténèbres - Moscou; Russie [Terminé]   Mer 11 Avr 2012 - 0:30
Le suicide est-il justifiable ? Est-ce un droit ? Lorsque le cœur a perdu toute raison, que l’être est glacé, écorché et anéanti ? La vie n’épargne personne. La souffrance est inévitable et nous fait grandir mais il lui arrive d'être inhumaine. Les paramètres divins sont incompréhensibles. Il y à la douleur qui grandit, et il y à celle qui détruit. La volonté ne peut – à elle seule – tout surmonter. Ce serait risible et orgueilleux de croire telle chose. Ne serait-ce pas le rêve le plus fou de l’homme de tout maitriser ? Y compris ses propres émotions. Ne serait-il pas si facile d’appuyer sur « Delete », d’effacer toute souffrance, tout calvaire ? Même les plus complexes maléfices de cette Terre ne peuvent empêcher les sentiments de faire leur œuvre.

La bête hurlait, griffait, criait. Les entrailles de la comtesse la brulaient. Cette immondice gagnait du terrain. Comment était-possible ? Un gel-cœur si bien accompli ! Erzèbeth secoua sa tête nerveusement, tentant de chasser la créature de feu qui refusait inexorablement de se taire. Le printemps était arrivé. Le gel-cœur œuvrait depuis plusieurs mois et lentement mais surement la nordique perdait son humanité. La mort ne saurait tarder. Voilà des semaines qu’elle n’avait revu ni Vanina, ni ses enfants, ni quiconque qui avait compté pour elle. La nécromancienne avait rédigé deux lettres qui seraient envoyées en temps voulu à sa meilleure amie et aux jumeaux. Pendant ce temps elle continuait, imperturbable, son combat. Les pays tombaient comme des mouches. L’OMDS n’avait jamais été si proche de la victoire.

En ce moment même la Générale marchait sur Moscou. La Russie était tombée. Sliven allait suivre sous peu. Fière et glaciale, Erzèbeth avançait à la tête d’une gargantuesque armée. Au loin les dernières lignes de résistance se profilaient. Le ciel, alors dégagé, se couvrit subitement. La nécromancienne entra en transe, récitant d’une voix gutturale des litanies nécromantes. Plus le temps avait passé, plus la comtesse s’était muée en machine. Surpuissante elle restait cependant occasionnellement gênée par cette immonde bête. Plus que quelques mètres. La scandinave écarta les bras et acheva ses incantations. Aussi soudainement que si la seule ampoule d’une cave avait implosée la lumière disparut. Des hurlements unanimes et simultanés s’élevèrent des deux camps. Il faisait froid, très froid. Tous les soldats et soldates tremblaient de peur. La mort rodait. Silence de mort. Le temps ralentit. L’obscurité s’épaissit. Les mouvements devenaient lents. Tout ralentissait. Erzèbeth descendit de l’arrière du camion abord duquel elle se tenait jusqu’à présent. La finlandaise posa pied à terre. Les lignes ennemies étaient juste là, à quelques mètres à peine. Deux ; trois peut être. Celles qu’elle commandait sur le point de les heurter. Tout s’était cependant figé. Seule la comtesse se mouvait telle une ombre dans cette obscurité que seuls ses yeux pouvaient percer. Tout bougeait si lentement. La peur atteignait son paroxysme, les soldats pour qui le temps s’écoulait normalement, sentait le mal les encercler. Leurs yeux ne pouvaient briser cette terrible nuit. Erzèbeth entrouvrit ses lèvres et laissa échapper un râle. Elle traversa les lignes ennemies telle un serpent, gracieuse et souple, froide et prédatrice. Soudain elle s’arrêta et poussa un cri. Un hurlement strident, inhumain. La complainte à glacer le sang de la nécromancienne brisa la nuit artificielle comme un marteau briserait un miroir. La casi totalité des combattants tomba brutalement, du sang s’échappant de leurs tympans, certains avaient le regard vite. En s’en allant l’épaisse et poisseuse obscurité nécromante avait emporté bien des vies.

Moscou était tombée. Dans les rangs de l’OMDS ; ceux qui étaient encore vivants se relevèrent péniblement et contemplèrent avec horreur le spectacle qui s’offrait à eux. Des centaines de corps sans vie et sans expressions étaient étalés sur le sol. A une vingtaine de mètres, Erzèbeth qui était supposée se trouver dans le camion derrière eux, se dirigeait dans leur direction en piétinant sans pitié les cadavres qui se trouvaient sur son chemin.
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