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 Lómilendë, chapitre 4 : Papillon de nuit

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Jezabel Pendragon
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MessageSujet: Lómilendë, chapitre 4 : Papillon de nuit   Ven 5 Déc 2014 - 21:48
Lómilendë, chapitre 4 : Papillon de nuit
De la Guerre à l’ouverture de la nouvelle Lómilendë en tant qu’Hôpital Psychiatrique
« Les siècles peuvent s’écouler, les hommes peuvent tomber et les édifices peuvent bien s’éroder Lómilendë l’éternelle ne mourra jamais. »
Citation du Mage Ackien à la réouverture de Lómilendë en 2007




Fin de la Guerre et disparition des grandes figures
Après s’être imposée un Gel-Cœur - appelé aussi sortilège du Papillon de Nuit - Erzèbeth Nàsdy dirigea les troupes de la résistance vers la victoire. Chaque pays ennemi, aux quatre coins du monde, fut reconquis grâce au régime sans pitié instauré par la comtesse. Une victoire néanmoins bien amère qui engendra nombre de sacrifices et plusieurs milliers de morts. Un mal qui parut cependant nécessaire aux yeux d’Erzèbeth car parfois, pour gagner face à un ennemi puissant, il faut savoir renier son humanité. Après une victoire lourde mais totale, la Générale disparut de la circulation. A ce jour, 10 ans plus tard, personne ne sait ce qu’il est advenu de la nordique affligée du Gel-Cœur.

Ambroise Tugendbach, ancien coordinateur controversé et finalement licencié de la base 2304-Z, ainsi que son disciple Ilian Adelsohn, s’évaporèrent eux aussi. Les plans de l’ex-professeur particulier de la base militaire ne furent jamais connus. La rumeur voudrait qu’ils opèrent encore tous les deux dans un château situé en Allemagne, leur patrie d’origine. 

Le 9 janvier 2027, lorsque la dernière grosse tête de Sliven fut tranchée par la Générale Nàsdy elle-même, la guerre prit fin. Vanina Tsukiyo, désormais seule, s’occupa alors de remettre le monde en ordre. L’ancienne directrice de ce que fut jadis l’école de Lómilendë, annonça la dissolution de l’OMDHS qui n’avait plus de raison d’être. Son but avait été atteint : la destruction de Sliven. Elle reconstitua l’ONU, non sans peine, avec les figures fortes de chaque région alliée. Meurtrie par les affres de la guerre et lasse des incessantes manigances politiques, lorsque le monde fut en possession de tous les outils nécessaires pour entamer sa guérison, elle décida à son tour de se retirer des hautes sphères décisionnelles. Elle respecta la promesse qu’elle avait faite à son amie et s’occupa des enfants Nàsdy jusqu’à leur majorité avant de s’éclipser totalement. Les rumeurs voudraient que l’ancienne Générale ait rejoint la campagne de sa patrie natale où elle grandit et qu’elle y écoule des jours simples.


Transition : Des maux de la guerre aux maux d’une paix durement acquise
La 3ème Guerre Mondiale engendra non seulement une génération dite brisée mais la paix qui s’en suivit, obtenue à un prix trop élevé, n’apporta aucun remède. Au contraire, elle généra plus de souffrances et de questionnements douloureux. Les séquelles, marquées dans les entrailles de plusieurs générations, restèrent béantes et donnèrent naissances à des légions de traumatisés. 

L’effort des différents gouvernements se focalisa sur le rétablissement de l’ordre et de la justice. Malheureusement, comme à chaque guerre, les vainqueurs et les vaincus n’eurent pas le même sort. Les nations alliées de l’ex OMDHS se relevèrent beaucoup plus facilement que celles partisanes de Sliven. Ces dernières, mal vues, se virent souvent refuser aides et échanges. Le monde vit s’agrandir à nouveau l’écart entre pays développés et pays sous-développés qui atteignit des proportions effrayantes. L’Amérique latine, l’Afrique, l’Europe de l’Est ainsi qu’une bonne partie de l’Asie, qui furent les premiers à rejoindre les Sliviens, furent aussi les plus lésées dans l’après-guerre.

Une chasse aux corbeaux – derniers membres de Sliven – fut lancée afin d’éradiquer complètement la menace. Cette opération attisa à nouveau la haine et aboutit à des désastres comme la mort d’enfants ou de personnes âgées qui avaient simplement eu le malheur de naître dans la famille proche ou même parfois éloignée d’un partisan ennemi.


Renaissance de Lómilendë : un établissement ambigu pour un propriétaire étrange
A la fin de la IIIème guerre mondiale, la base ferma et la bâtisse sombra une nouvelle fois, l’espace d’un temps, dans l’oubli. Mais comme toujours, Lómilendë était appelée à renaître et le 2 février 2036, Eryk Ostroróg, un nécromancien polonais de 42 ans, acheta les ruines irlandaises. Cet énergumène dérangé, fasciné par le glauque et l’étrange, avait vite flairé une bonne affaire. Il ne fut pas déçu. Lorsqu’il  s’intéressa à l’histoire des différents bâtiments, il fut ébloui par les grands noms qui avaient investis ces lieux et les rôles qu’ils avaient eus. Entre école millénaire et base militaire hautement sécurisée, la portée sur le monde de chaque Lómilendë avait été spectaculaire.  Le sorcier décida d’y établir son projet.

Celle qui avait été une école puis une base militaire lors de la 3ème Guerre Mondial devint alors un hôpital psychiatrique. Dans un monde meurtri par les nombreuses batailles, Eryk Ostroróg vit dans ce type d’établissement un alibi parfait pour son œuvre. Lómilendë, qui fut formatrice, puis guerrière passait maintenant par un statut de guérisseuse. Elle se voyait investie de la mission de sauver les pauvres âmes tourmentées par la guerre et l’après-guerre.

Cependant, ce rôle salvateur n’était qu’un leurre, une image fabriquée pour empêcher les importuns de voir ce qui se tramait réellement. Entre les murs de l’établissement, ce n’était pas le bien du patient qui passait au premier plan, mais la recherche, l’expérimentation sur l’essence du mal et sur les frontières de la mort. Le polonais atteint de curiosité morbide avait savamment orchestré son petit stratagème. Afin de recruter le personnel en adéquation avec ses plans, il avait payé une fortune des recruteurs minutieux qui se chargèrent de trouver une direction et des spécialistes compétents.

Lómilendë, toujours située en Irlande, rouvrit ses portes sous sa nouvelle forme le 1er juin 2037. Jezabel Pendragon en assura la direction tandis que personne ne connaissait le statut d’Ostroróg, ce malade fortuné. Peut-être se délecte-t-il simplement des rapports qu’il reçoit ? Ou, est-il caché à l’intérieur même de son projet comme spécialiste ou patient… Toutes possibilités restent ouvertes, personne n’a jamais rencontré l’étrange personnage.


Contexte actuel : dessein et situation de Lómilendë
Avant tout poussée par la curiosité, le personnel de Lómilendë n'agit pas uniquement dans un but pervers de faire le mal. Composés d'un étrange mélange entre les curieux souhaitant notamment trouver les origines du mal affectant les patients et le combattre au travers de leurs expériences et les purs sadiques souhaitant uniquement faire souffrir leurs semblables, les membres de l'établissement ayant connaissance de la véritable nature de l'hôpital sont surtout un comité des plus restreint. La directrice, les cinq responsables de Services ainsi qu'une vingtaine de leurs employés - psychologues, psychiatres, infirmiers - sont les seuls à connaître le but réel de Lómilendë; le reste du personnel l'ignorant totalement afin de préserver au maximum le secret et assurer une bonne image à Lómilendë.

Ouvert depuis maintenant 6 mois, l'hôpital a cependant déjà connu des difficultés. Après des tensions avec le directeur du Service 5, une faille est apparu dans la couverture pourtant si parfaite de Lómilendë. Dévasté par la mort qu'il n'avait pas approuvée d'une patiente à laquelle il s'était attachée, le responsable du Service Hyde avait entrepris de dénoncer l'établissement et de le faire fermer. Rapidement, son plan a été découvert et il fut éliminé, cependant le directeur avait eu le temps d'attirer l'attention des médias; sa disparition subite ne fit que renforcer les soupçons. C'est dans un climat tendu qu'Hannibál Masaryk fut engagé pour remplacer le défunt.

Aux abois, Jezabel veille plus que jamais à s'assurer la fidélité la plus parfaite de la part de chacun de ses employés et tente de freiner temporairement la folie meurtrière qui s'est emparée de la plupart des médecins, le temps que les choses se calment. Instauration d'un quota de meurtres, surveillance rapprochée, interdiction formelle d'un rapprochement entre le personnel et les patients : la terreur qui régnait sur les malades gagne progressivement le cœur de la directrice qui n'ose imaginer ce qui l'attendrait si la vérité venait à éclater...

_________________

"We're all mad here. I'm mad, you're mad."
"How do you know I'm mad ?" said Alice.
"You must be" said the Cheshire Cat.
"or you wouldn't have come here."

~ Lewis Carroll

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