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 Feu-flammes. - Terminé

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Hannibál Masaryk
Chef du service 5 - Hyde


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MessageSujet: Feu-flammes. - Terminé    Jeu 26 Mar 2015 - 22:17
Comme il s’y attendait, Hannibál finit par entendre la voix d’Aasimir lui crier d’attendre. Il se stoppa et fut bien vite rejoint par le patient, toujours à moitié nu. Une fois à sa hauteur, d’une voix quelque peu confuse, le jeune homme commença à présenter des excuses pour le comportement qu’il venait d’avoir. En l’écoutant, bien que les informations soient sommaires, le neuropsychologue soupçonna une étiologie magique. La condition semblait trop tranchée, alternée de manière trop claire, comme s’il était possédé. La piste semblait très probable. Sûrement un esprit. Diablement coriace si aucun chamane n’arrivait à le bannir. Le cas devenait de plus en plus intéressant, plein de potentialités.

Néanmoins, Aasimir ne finit pas sa phrase. Qu’attendait-il ? De la compassion ? C’eut été la réaction déontologique mais à vrai dire, Hannibál n’en avait cure. Il regardait le malade, impassible et froid. Ainsi, il l’avait rattrapé. Il s’agissait maintenant de mettre son plan à exécution, mais était-ce vraiment le meilleur moment ? Le nécromancien hésita un instant. Son appétit prit le dessus.


Je vois. C’est le Dr. Black qui vous suit c’est juste ? Je suppose que vous venez d’arriver, aussi même si je comprends votre hâte d’aller mieux, le temps sera votre meilleur allié. Néanmoins, puisque je suis disponible je pourrais voir ce que je peux faire ? Si vous êtes d’accord nous pourrions poursuivre dans mon bureau, je pourrais en profiter pour aller chercher votre dossier et vous apporter une aide plus spécifique.


Enfin, le Hongrois décrocha son premier sourire. Minimal et artificiel certes, mais il donnait à son visage toujours si apathique un tout nouvel aspect. Sans surprise, Aasimir acquiesça. Les deux hommes rentrèrent donc dans l’Hôpital. Là, le neuropsychologue apostropha le premier infirmier qu’il croisa et lui demanda s’il pouvait apporter un peignoir. L’homme s’exécuta et quelques minutes plus tard, Aasimir était enfin à nouveau décent. Ils se rendirent donc aux sous-sols où Hannibál guida le malade jusqu’à son bureau. Il le fit entrer et lui fit signe de prendre place.

Je reviens tout de suite, je vais chercher votre dossier et je suis à vous. Tentez de vous détendre, je ne serai pas long.


Le nécromancien sortit, fermant consciencieusement la porte derrière lui. Il mettrait également volontairement quelques minutes supplémentaires à trouver le dossier dont il savait pourtant pertinemment qu’une copie se trouvait dans la salle de réunion. 


Dernière édition par Hannibál Masaryk le Lun 13 Avr 2015 - 21:44, édité 1 fois
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Aasimir Fenring
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Ven 27 Mar 2015 - 16:07
Aasimir exultait. Hannibal lui avait proposé de poursuivre leur entretien dans son bureau. Il avait succombé à ses désirs. Jouant son rôle de patient, Il suivit le chef de service jusqu’au château, ses pensées focalisées sur la situation.

***Va-t-il tenter quelque chose ou va-t-il agir professionnellement ? Je ne pense pas qu’il se permette quelque chose si rapidement… mais sait-on jamais… les initiés sont tous gourmands… la directrice n’aurait pas eu à m’engager s’ils étaient capable de se retenir… ***

Amusé de l’enchaînement que les événements prenaient, Aasimir posa son regard sur le dos du nécromancien. Il repensa rapidement au sourire qui était apparu sur le visage froid. Un sourire artificiel, mécanique, pour aller avec une situation et faire naître chez les autres un sentiment. 

Exactement tout ce qu’on lui avait appris durant les années de formation. Faire semblant. Il n’y avait qu’un faussaire pour reconnaître le travail d’un autre faussaire. Hannibal avait dut s’entraîner toute sa vie ou presque pour arriver à ce résultat, mais sa nature reprenait tout de même le dessus en étant toujours distant et attentif sans s’investir.


Pourtant ce sourire avait titillait l’instinct de survie de l’élémentaliste. Il y voyait aussi un sourire personnel. Un sourire que seule la personne qui sourit pouvait comprendre. Un sourire qui voulait dire bien plus que ce qu’il laissait voir. Danger, avait-il pensé immédiatement.

Mais Aasimir aimait le challenge. Il allait gérer la situation au mieux et réagir aux événements en temps voulu.

Arrivé au château, Hannibal poussa la gentillesse jusqu’à lui faire chercher un peignoir. Aasimir s’imagina déjà les jeux de positions qu’il pourrait prendre avec … cacher et suggérer était parfois plus excitant que tout révéler.

Avisant l’infirmière qui était chargée de le surveiller, et prit d’une inspiration soudaine, il profita d’un instant où Hannibal ne regardait pas, pour lui faire un discret signe de la main, suivi d’une indication du doigt vers le beau brun responsable de service. Il ferma alors le poing, levant le pouce et ajouta à toute cette mise en scène un superbe clin d’œil rempli de tellement de sous-entendu qu’un aveugle aurait pu les voir.

Et rapidement, ils disparurent vers l’étage des bureaux directoriaux.

*** Voilà… la chienne vient de retrouver ma trace… mais je suis avec un prédateur trop gros pour elle… et avec mon sous-entendu et ma maladie… je parie qu’elle est dans le bureau de sa maitresse dans moins de dix minutes…  du coup… dans disons… 30 minutes… la lionne en chaleur va venir affronter le reptile au sang froid pour récupérer la gentille et jolie petite biche que je suis… ça me laisse une certaine marge de manœuvre…***

#####

Installé dans le bureau d’Hannibal, laissé en sa seule compagnie, Aasimir se releva après quelques instants de sureté. Il ferma les yeux et laissa sa magie l’envahir. Il concentra le maximum d’énergie dans ses poumons et expira lentement en prononçant une formule en langue aerienne  «Ondolindë Ancalimë Voronwë ». Affaibli, il prit appuie sur le bureau en face de lui.

*** Combiner plusieurs sortilèges en même temps pour minimiser la détection… c’est épuisant… surtout avec l’air… mais bon… ça devrait aller mieux rapidement… alors… voyons voir s’il y a des choses protégées par la magie ici…***

L’air qu’Aasimir avait expiré avait rapidement rempli la pièce. Chargé de magie, les objets magiques et les charmes existants allaient emmettre une sorte de fluorescence temporaire d’une quarantaine de seconde. Très utile pour voir les pièges et les objets de valeurs. Cela ne donnait aucune information sur la protection ou la nature de l’objet mais cela limitait rapidement les recherches.

Des dossiers, une armoire, quelques tiroirs et bibelots, tout cela brillait d’une fluorescence verte claire plus ou moins intense selon le niveau de magie.

*** Interdiction de toucher à ça donc… ça serait la meilleure façon de me faire repérer et de trahir ma couverture… plus tard peut être… voyons voir les tiroirs neutres… ***

Il ouvrit rapidement le deuxième en face de lui, après avoir fait le tour du bureau. Aasimir se stoppa immédiatement. Ce qu’il vit lui fit un tel choc qu’il referma immédiatement le tiroir et alla s’asseoir sur son fauteuil. Machinalement, il se mit dans la meilleure position pour mettre son corps en valeur en ajustant le peignoir.

Après plusieurs minutes de réflexion, il entendit un bruit dans le couloir, et revint dans son rôle. Il vérifia que le deuxième effet de son sortilège était en place. C’était une variation plus discrète du charme qu’il avait réalisé avec Samaha. L’atmosphère serait chargée d’une chaleur latente, qui progressivement sans que les gens ne s’en rendent compte induirait une sorte de légère exubérance joyeuse, frivole et sensuelle. Beaucoup moins rapide à faire effet mais indétectable. Il faudrait bien cinq minutes avant que les premiers effets ne se fassent sentir.

La troisième partie du sortilège, qui avait le plus fatigué Aasimir consistait à effacer toutes les traces de magie utilisée dans une pièce pendant le dernier quart d’heuren ne laissant que les effets. Ainsi même un élémentaliste très doué ne détecterai rien, alors encore moins un chaman ou un nécromancien.

Une petite goutte de sueur sur le front, Aasimir attendait assis que son Iceberg reviennent pour « l’aider » à sa façon.
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Hannibál Masaryk
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Lun 30 Mar 2015 - 23:12
Il ne lui fallut que quelques secondes pour trouver le dossier d’Aasimir mais Hannibál attendit patiemment quelques minutes de plus, laissant le temps s’écouler et le patient mijoter. Une rapide revue de la documentation ne lui apprit pas grande chose. La pute avait effectivement presque 30 ans (27), de nationalité française et c’était un élémentaliste. Le neuropsychologue avait aussi vu juste dans son diagnostic, Aasimir était certainement victime d’un esprit frappeur. Ça se soignait. La question était pourquoi pas chez lui, de toute évidence. Dans l’absolu, le Hongrois n’en avait pas grand-chose à faire, son but n’étant de loin pas la guérison. Sur le chemin du retour vers son bureau, le nécromancien passa rapidement en revue les options qui s’offraient à lui pour mener à bien son projet. Le clown pourrait éventuellement coopérer mais elle voudrait à coup sûr à nouveau s’en mêler. Barbant. Un espoir résidait encore pour que les circonstances jouent en sa faveur. Hannibál était certain que Samaha avait un gros poisson dans ses filets, il en mettrait la main au feu. S’il n’était lui-même pas aussi occupé avec tous ses projets personnels qui florissaient à tout va, il aurait mené sa petite enquête. La rousse n’aurait peut-être pas le temps ou l’envie de se battre pour un patient de son service.


Lorsqu’il ré-ouvrit la porte de son bureau, Aasimir était assis à sa place. Le neuropsychologue enleva son manteau et alla s’asseoir à son tour, en face du patient. Toujours silencieux, il feint de feuilleter le dossier qu’il avait déjà parcouru. Les minutes s’écoulèrent, la quiétude de la pièce uniquement troublé par le tictac régulier de l’horloge murale. Enfin, Hannibál releva la tête. La pute était relativement séduisante. La nature de sa pensée l’interpella. Il n’avait pas pour habitude de reluquer les gens. Ses pulsions sexuelles il les assouvissait majoritairement seul et occasionnellement lors de rares nuits en compagnie. Par le passé, il avait eu été beaucoup plus actif mais depuis sa nomination de chef de service à Lómilendë, il n’avait guère eut le temps ou l’envie de s’adonner à cette perte de temps. Ses projets étaient trop passionnants pour s’en détourner. Tout de même, un peu de plaisir lui ferait du bien, il était si exigent avec lui-même. Hannibál secoua légèrement la tête et alla se servir un verre d'eau tout en prenant enfin la parole.


Je suis certain que le Docteur Black s’est déjà attelée aux questions de base, aussi je propose que l’on passe directement dans le vif de sujet. Le neuropsychologue but quelques gorgées d’eau, vint se rasseoir et posa son verre. Il déboutonna le premier bouton de sa chemise noire. Qui vous a maudit ?


Aasimir saurait très bien à quoi il faisait référence, il était possédé c’était un fait. Mais d’où venait donc cette malédiction et qu’elle était sa puissance ? Les réponses à ces questions apporteraient des informations capitales pour son projet. En attendant que le patient réponde, le neuropsychologue reprit une gorgée d’eau fraiche. Il faisait étrangement chaud. 
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Aasimir Fenring
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Mar 31 Mar 2015 - 18:35
Masaryk était rentré dans son bureau et s’était installé derrière son bureau sans avoir rien remarqué à première vue. Aasimir soupira de plaisir intérieurement. Son sortilège avait fonctionné, il pouvait reprendre le jeu du chat et de la souris avec le beau brun.

Plusieurs minutes passèrent, laissant largement le temps à l’assassin de reprendre contenance, recouvrant son énergie. Le tic-tac de l’horloge marquait les secondes qui s’enfuyaient avec une régularité obsédante.

*** Tu t’amuses à me faire attendre pour voir si je vais flancher… où changer de façon d’être… je vais te laisser le plaisir de croire que ça me travaille… sachant que chaque minute qui passe fait fondre un peu plus ta carapace glacée mon beau petit brun…***

Après une minute de silence, Aasimir se déplaça sur son siège, une nouvelle fois au bout de trente secondes. Il finit par se tortiller comme pour trouver une position idéale alors qu’il ne savait pas quoi faire de ses mains. Étrangement dans son mouvement son peignoir s’ouvrit un peu plus sur son torse et entre ses jambes.

Alors que Masaryk se levait, ce dernier ne put masquer complètement le regard intéressé qu’il avait lancé sur la plastique d’Aasimir, ainsi que le petit secouage de tête comme pour se concentrer. La chaleur commençait à monter, Aasimir se permit un petit sourire alors qu’il lui tournait le dos et le regarda s’asseoir en ouvrant sa chemise. La question du nécromancien passa pendant quelques instants en second plan, face à l’intérêt que ce petit geste avait suscité.

Il n’eut donc pas à feindre un silence étonné et une reprise de parole rapide face à la question.

« euh… hein ?? quoi ?? maudit ?? euh… qu’est-ce que vous voulez dire ? Je serai maudit ??? non !! ce n’est pas possible… je n’ai jamais… comment peut-on se faire maudire ?? et surtout ça se soigne ? »

Donnant le change en jouant le patient totalement paniqué mais pas non plus hystérique, Aasimir était limite choqué intérieurement. Il avait compris si vite et si facilement. Le nécromancien fit un bond certain dans l’estime de l’élémentaliste. Une curiosité et un intérêt autre que sexuel venait de naître en lui, une curiosité qui provenait de l’instinct de survie.

Laissant le silence s’installer, et jouant le rôle d’un patient attendant des réponses existentielles à une maladie partiellement imaginaire, Aasimir se demandait s’il ne faudrait pas bientôt mettre fin à cette discussion pour éviter de briser une couverture particulièrement utile.

Il hésitait. Son appétit sexuel pour le beau brun pesait lourd dans la balance, et comme Masaryk semblait particulièrement réceptif au sort, il pensait vraiment qu’il y aurai moyen qu’il se passe quelque chose.
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Hannibál Masaryk
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Mar 31 Mar 2015 - 22:04
Tout en agitant négligemment sa chemise légèrement ouverte dans l’espoir de se rafraichir, Hannibál observa d’un air circonspect son patient. Tu me prends pour qui la pute ? Le dernier des demeurés ? Le neuropsychologue saisit son verre d’eau et but les quelques gorgées restantes. Soit Aasimir lui mentait d’une manière éhontée, soit il se trompait sur son diagnostic. La deuxième option était très peu probable, la première par contre quasi-certaine. La question était désormais de savoir pourquoi il lui mentait. Que cachait-il ? Tout patient désireux de guérir mentionnerait sa malédiction avec désespoir, et pour cause, nombreuses étaient celles que seules Zaïna Oby ou sa descendante Vanina Tsukiyo pourraient exorciser. La première était morte, la deuxième à des milliers de kilomètres.

Si Aasimir ne voulait pas en parler et feignait l’ignorance c’était pour une très bonne raison. Décidément, celui qui lui était apparu de prime abord comme un demeuré fini semblait être bien plus intéressant qu’il ne le laissait croire. Comme d’habitude, alors que le silence qu’Hannibál affectionnait tant et maniait avec brio régnait, son cerveau lui fonctionnait à toute allure. Cependant, il fut surpris de voir son attention parasitée par la vue du peignoir d’Aasimir s’ouvrir au gré de ses gigotements, révélant son torse et ses cuisses. Le Hongrois ferma les yeux quelques secondes, tentant de se reconcentrer. Il se leva et alla se resservir un verre d’eau fraîche. Il but une longue gorgée et sans se retourner poursuivit.

Si vous voulez que je vous aide vraiment, il va falloir coopérer Mr. Fenring.

Nouvelle gorgée. Hannibál décrocha un nouveau bouton de sa chemise. Il jouerait la courtoisie encore quelques minutes mais si la pute persistait dans sa pathétique comédie, il aviserait. Toujours calme, le neuropsychologue regagna une nouvelle fois son bureau, il s’y appuya, les deux mains sur le rebord, fixant Aasimir. Il le regardait toujours avec un air mi-figue mi-raisin, sa bouche légèrement entre-ouverte. Je n’aime pas les menteurs, sale trainé. L’irritation commençait à monter. Surgissant de nulle part, Hannibál fut soudain proie à des images où il attrapait violemment Aasimir par les cheveux et le mettait à genoux devant lui, mettant cette bouche béate à profit, le nourrissant de… stop ! Hannibál prit une grande inspiration. Il jeta de furtifs coups d’œil un peu partout, balayant la pièce de son regard. Qu’est-ce qui se passe bordel ? Légèrement tendu et déstabilisé, il respira à nouveau profondément et alla se rasseoir. Il fallait que le patient crache le morceau, le nécromancien flairait la bonne affaire. Il décrocha un nouveau bouton ; sa chemise était désormais bien ouverte, dévoilant une bonne partie de son torse pâle. 
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Aasimir Fenring
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Jeu 2 Avr 2015 - 9:02
Le nécromancien était encore plus chaud qu’Aasimir ne l’avait pensé. Il semblait avoir du mal à se contrôler et montrer tous les signes d’une envie flagrante mais retenue. Il cherchait à tout prix un moyen de se rafraichir, il avait du mal à fixer son regard, le laissant flotter sur la plastique du français, et surtout on sentait qu’il se forçait à se reconcentrer constamment.

Alors qu’il était de dos en train de prendre un nouveau verre d’eau, Aasimir ne put s’empêcher de lorgner le fessier ferme du brun, moulé son pantalon. Il avait cru voir une légère bosse au niveau de l’entre-jambe quand Masaryk s’était levé. Ses pensées furent rapidement interrompues quand ce dernier reprit la parole et vint se mettre en face de lui, un nouveau bouton de sa chemise ouverte.

***Il va finir à poil s’il continu comme ça… ce qui n’est pas pour me déplaire… palichon mais bien foutu l’iceberg… je devrai dire le glaçon maintenant… parce qu’elle est en train de fondre comme il faut, la couche de glace là… attend… je rêve où… mais oui ! la petite salope vient d’avoir une grosse et violente pensée bien hard ! Vu comment il cherche à se calmer… c’est ça oui… respire à fond… encore et encore… jusqu’à ne plus pouvoir penser qu’à ça… tu peux chercher mon beau… cherche… tu ne trouveras rien… par contre… ton pantalon et ce qu’il y a dessous en dise plus long que toi et tes silences… tu imaginais ça comment hein… moi à genoux ou toi entre mes cuisses ?... et encore un bouton !! Sexy en diable…  bon bas tu peux carrément l’enlever ta chemise qu’on passe à plus intéressant et…***

L’excitation interne, l’intérêt grandissant pour Hannibal et les pulsions sexuelles firent basculer Aasimir. D’un coup, il fut balayé par l’esprit maudit qui l’habitait. Il ne contrôla plus rien. Ce genre de chose n’arrivait pas souvent, heureusement pour lui. Il était le plus souvent assez maître de ses émotions et de ses pulsions. Mais là, à ce moment-là, son imagination débridée avait causé la bascule.
Aasimir ne put que se voir agir, essayant en vain de reprendre le contrôle du fin fond de son esprit. Cependant, si proche d’une proie et du plaisir, l’esprit était encore trop fort, dans quelques minutes, la reprise en main pourrait aboutir.

Du fin fond de son esprit, un ricanement amusé naquit. Ce n’était pas l’esprit frappeur, non. Lui n’avait aucune place pour autre chose que le sexe. LE SEXE et rien d’autre. Tout ce qui se mettait entre lui et le plaisir serait balayé sans considération aucune. C’est ça qui faisait rire l’assassin, Il plaignait fortement celui ou celle qui essayerait de l’empêcher de se faire Hannibal. L’esprit utiliserait tous les outils disponibles, aussi bien la magie que la force, le charme, le chantage ou les supplications.
Et à la vue du caractère bien trempé d’Hannibal, Aasimir estima qu’il allait certainement jouer la chienne en chaleur docile pour avoir ce qu’il voulait…

L’esprit dans le corps de l’éphèbe se leva lentement, ouvrant lentement son peignoir et fit le tour du bureau pour venir se mettre à une distance proche du neuropsy assit. Il saisit le verre d’eau du brun, posa ses lèvres exactement à l’emplacement de celle d’Hannibal et but une longue gorgée, laissant un peu d’eau couler sur le contour de sa bouche puis son menton et sur son torse. Il reposa le verre et s’appuya sensuellement sur le bord du bureau.

« Je vais coopérer… j’ai réellement envie que vous m’aidiez à… calmer mes ardeurs… je ferai tout ce que vous voulez… dites-moi simplement…  ce que je peux faire pour vous… satisfaire… » ajouta-t-il en passant son doigt sur la goutte d’eau qui tenait sur son torse. Son regard de braise était pointé sur le nécromancien qui laissait voir un torse bien dessiné et une marque d’excitation en dessous de la ceinture si Aasimir ne se trompait pas. 


[HRP : je pense que tu avais saisi le code couleur mais je préfère repréciser si jamais. Bleu et bleu foncé Aasimir normal. orange pour aasimir qui contrôle l'esprit mais qui est quand même bien chaud et rouge pour quand l'esprit contrôle. Pour les pensées si ça tire vers le violet c'est que l'esprit commence à prendre gentiment le dessus.]
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Hannibál Masaryk
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Sam 4 Avr 2015 - 20:50
Rythmée de silences et d’une tension grandissante, la conversation suivait son cours. Aasimir se leva avec grâce, contourna le bureau et s’approcha d’Hannibál. Son peignoir s’ouvrit encore un peu, laissant clairement le nécromancien revoir le boxer moulant et l’avantageuse plastique du malade. Le neuropsychologue était fasciné, complètement absorbé. Totalement inconsciemment, il agitait sa chemise bien ouverte toujours dans une quête désespérée d’air, il se rendit par contre parfaitement compte de son érection qui en devenait presque douloureuse tant elle était dure. Le Hongrois dévorait la pute des yeux. Il suivait ses moindres faits et gestes avec une luxueuse avidité. Je vais te démonter sale chienne.

Aasimir saisit son verre d’eau et en but une gorgée, laissant sciemment de l’eau s’écouler le long de son menton pour finir sur son torse. Hannibál transpirait, tous ses muscles et ses sens tendus à l’excès. Quelque chose n’allait pas. Il le savait, il le sentait dans tout son corps mais chaque mouvement d’Aasimir faisait voler sa garde en éclats. Il n’avait plus qu’une envie, le retourner avec violence, lui arracher ses vêtements et le baiser avec hargne. Les deux hommes n’étaient plus qu’à quelques centimètres, dans un silence bien différent de ceux qui avaient précédés. Tic-tac. Tic-tac. La respiration d’Hannibál s’était faite plus profonde, plus haletante même. Ses lèvres étaient légèrement entr’ouvertes et ses pupilles complètement dilatées. Comme ton cul, j’espère. Les pensées du nécromancien devenaient de plus en plus impérieuses, de plus en plus sexuelles. Son attention s’embrumait et son esprit s’engourdissait.

Aasimir brisa le silence. D’une voix sensuelle il s’offrit complètement à Hannibál, lui promettant toute la coopération qu’il souhaiterait. Pas d’ambiguïté possible. Soudain, le nécromancien se leva de son siège et saisit Aasimir par les cheveux. Il rapprocha son visage à quelques centimètres du sien et le força à lui offrir son cou. Puis, il le força à s’agenouiller et lui écrasa son visage contre son pantalon au travers duquel l’élémentaliste put clairement sentir son membre tendu. Je vais t’étouffer avec ma queue, tu vas me supplier de te laisser respirer. Une nouvelle fois, pensées et images explicites semblèrent s’imposer à lui avec une violence inouïe.

Alors que la pute qui avait très bien compris où était sa place commençait à s’activer, léchant et mordillant le seul tissu qui séparait son avide bouche du membre d’Hannibál, ce fut la douche froide. Il faisait une chaleur intenable dans son bureau, dans les sous-sols de Lómilendë, en plein hiver. La pièce manquante du puzzle apparu. C’était l’œuvre d’un sortilège.

Sunyi gazember*


Murmura le nécromancien dans sa langue maternelle. Il saisit ensuite Aasimir par la gorge, le releva et le plaqua avec violence contre un mur. Ce chien l’avait piégé. L’élémentaliste ne sembla pas comprendre tout de suite que cette violence ne faisait pas partie d’un jeu sexuel – même si effectivement, elle aurait pu. Il saisit ce qui était en train de se passer lorsqu’Hannibál leva sa main libre qui baignait désormais dans une lueur noire et l’approcha de son visage. Le patient reconnut là un haut sortilège nécromancien concentré dans la main du neuropsychologue. Le Hongrois était hors de lui, prêt à frapper.

Vulgaire fils de pute.

Sifflât-il. Si la porte ne s’était pas ouverte à l’instant, le nécromancien aurait déversé sa rage sur Aasimir, le réduisant à un tas d’os en le frappant d’un maléfice de mort à l’état brut. L’arrivée inopportune de Samaha le sauva in extremis. Qu’est-ce qu’elle faisait là, la clown ? Tous les protagonistes restèrent figés quelques secondes. Aasimir luttait pour de l’air alors que Samaha dévisageait son collègue, interloquée. Le nécromancien envoya soudain valser l’élémentaliste qui s’écrasa sur le sol. Hannibál murmura un contre sort qui mit fin à l’enchantement du patient. La pièce redevint instantanément froide. Tout en allant s’asseoir il reboutonna sa chemise. Après avoir pris place, il fit signe à la rousse de fermer la porte et s’asseoir à son tour.

Même si je n’apprécie que très peu les visites à l’improviste, je dois vous avouer ma chère Samaha que vous ne sauriez mieux tomber. Votre aide me sera très précieuse.

Dit le neuropsychologue en jetant un regard glacial à Aasimir qui se relevait péniblement, encore sonné. La rage du Hongrois n’avait d’égale que son intérêt pour la pute. Il était doué, très doué. Son sort avait bien failli aboutir, et les extrémités où il avait réussi à amener Hannibál étaient remarquables. Décidément, le nécromancien ne s’était pas trompé, il avait vraiment flairé la bonne affaire avec ce patient. Outre sa fascination pour les possibilités qui s’offraient à lui, le slave ne se l’avouerait certainement jamais mais il avait aimé cet état animal dans lequel il s’était trouvé. Le sexe, plus il était sauvage, plus il aimait ça et la puissance avec laquelle cette évidence lui était réapparue n’avait fait que renforcer sa conviction : s’il voulait parvenir à ses fins il lui fallait se concentrer uniquement à son projet ultime, s’engager sur cette pente glissante qu’était le plaisir était bien trop dangereux. L’aide de la chamane ne serait pas de trop pour maintenir sous contrôle Aasimir.

*Sneaky bastard. 

[HRP : J'avais compris plus ou moins intuitivement le code de couleur mais merci pour tes précisions ! C'est d'ailleurs une très bonne idée!]
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Samaha Black
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Dim 5 Avr 2015 - 20:33
Un mince filet de fumée s’échappait de la bouche de la psychiatre. Adossée contre la fenêtre de sa chambre, Samaha s’adonnait à son nouveau passe-temps : regarder au-dehors la neige tombée accompagnée d’une cigarette et d’un verre de Whiskey. Etrangement, le phénomène apaisait la rousse et l’aidait à penser plus clairement. Ses réflexions étaient principalement axées sur Erzèbeth Nàsdy et sa fille. Aedan devait certainement préparer minutieusement l’élimination de cette dernière, ce qui devrait laisser le champ libre à la chamane pour pratiquer toutes sortes d’expériences les plus folles sur la tristement célèbre nécromancienne.

Soudain, un timide claquement tira Samaha hors de ses pensées. Quelqu’un frappait à sa porte. Lentement, l’anglaise s’extirpa de son emplacement pour rejoindre son entrée. Agacée de voir une infirmière se tenir devant elle, la psychiatre soupira :

« Qu’est-ce qu’il y a encore ? Vous ne pouvez pas vous débrouiller sans moi jusqu’à demain matin ? »

La jeune femme tremblait légèrement devant Samaha. Cette dernière ne put s’empêcher d’afficher un sourire satisfait à la vue de ce qu’elle provoquait chez ses subordonnées. L’employée lui rappela timidement qu’elle était chargée de la surveillance du patient Fenring. Même si la petite sotte avait lamentablement perdue le jeune homme de vue pendant quelques instants, elle avait néanmoins retrouvé sa trace plus tard au côté de Masaryk. Le hongrois semblait avoir cru bon de s’attribuer le cas sans consultation chez la cheffe de service.

« Et vous n’avez pas eu le cran de lui rappeler les règles de l’établissement ? Quelle bande de bons à rien. »

Excéder Samaha envoya son verre d’alcool contre l’infirmière et claqua la porte de son appartement. Il était temps qu’elle paie une petite visite à Masaryk dans son bureau. Située en haut de la tour est, la rousse emprunta l’ascenseur. Malgré la petite musique énervante, la psychiatre tenta de se calmer. Il ne fallait surtout pas entrée comme une furie dans le bureau d’Hannibál. Elle n’était pas Thompson, elle ne fonçait pas tête baissée.

Après ce petit tour d’ascenseur, la chamane marcha sûre d’elle jusque devant le bureau de son collègue et l’ouvrit sans prendre la peine de frapper. Le spectacle qui s’offrit alors à elle était des plus intrigants. Le hongrois tenait le français à bout de bras. Il ne fut pas longtemps à Samaha pour reprendre ses esprits et observer chaque petit détail de la scène. Aasimir était en boxer avec un peignoir plus subjectif qu’utile et plusieurs boutons de la chemise du neuropsychologue était détaché. Pourtant, le noiraud était prêt à frapper le patient avec un sort qui ne devait pas faire partie du jeu sexuel auquel ils semblaient se prêter, à première vue. Le nécromancien avait une réputation solide. Pourquoi aurait-il voulu anéantir un patient de classe A et prendre le risque d’exposer l’entier de l’établissement ? Ou, avait-il été manipulé par le patient ?

La psychiatre répondit à son collègue sur le même ton familier qui l’avait lui-même décidé d’employer.

« Mon cher Hannibál, il n’est pas dans ma nature de passer à l’improviste et sans annonce dans les bureaux de mes collègues. Mais, j’ai été informée – et à juste titre comme je peux le constater – que vous aviez « accaparé » un des patients assignés à mon service. Normalement, ce genre de requête ce fait auprès du service concerné avant la consultation, mais je suppose que votre « bonté » vous a perdu et que vous avez vu une « opportunité » chez ce jeune homme. Je suis donc venu m’enquérir de vos « intentions » étant donné qu’il se trouve que ce patient m’ait été transmis personnellement. »

Les dernières paroles du nécromancien agacèrent la sorcière au plus aux points. *MON AIDE te serait précieuse avec MON patient ? Petit connard…* La rousse ne laissa pas transparaître son exaspération et garda son indétrônable sourire sadique. Très bien, il fallait à présent tourner la situation à son avantage. Rien ne servait d’avoir un collègue à dos. Mieux valait lui extirper plus de dettes.

« Très bien, je vous écoute ! »

La chamane n’avait même pas pris la peine d’aider Aasimir. La psychiatre avait éprouvé un certain plaisir à voir le neuropsychologue envoyé valser son patient. D’une part, la pute méritait d’être remise à sa place et d’autres parts, le chef du service Hyde – un nom qui semblait bien correspondre à la personnalité du noiraud – exprimait une violence qui excitait la sorcière. A la suite de cette scène, elle se faisait le serment intérieur de tout tenter pour voir exploser toute cette rage aux premières loges. La rousse se déplaça derrière son collègue et lui glissa à voix basse afin de ne pas être entendu par le patient.

« Vous aviez besoin de vous faire soulager par cette pute ou vous vous êtes juste fait piéger ? »

La tentation était trop forte pour laisser échapper cette question plus rhétorique qu’interrogative. La chamane prit place finalement devant le nécromancien afin d’écouter ses propositions. Elle observa en attendant l’élémentaliste en piteux états. La petite scène avait-elle calmé ses ardeurs ?
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Aasimir Fenring
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Lun 6 Avr 2015 - 13:00
Aasimir, du fond de son esprit, regardait Hannibal succombait à la luxure. Tout dans la gestuelle et la physionomie du nécromancien montrait qu’il allait céder d’un instant à l’autre. Ses pupilles dilatées, les rougeurs sur ses joues, sa respiration haletante et surtout son sexe si tendu qu’il déformait son pantalon. Il était clair que l’esprit allait avoir ce qu’il voulait, et qu’Aasimir aurait son plaisir.

Ce fut quand Hannibal céda en attrapant le jeune homme par les cheveux que l’esprit relâcha un peu le contrôle, et qu’Aasimir put reprendre les rênes.

Rapidement, il fut à genoux, le visage collé à l’entre-jambe volumineux et dur du brun. Sa bouche s’ouvrit avec plaisir pour saisir le gland et tenter d’apprécier la longueur du membre à travers le tissu. C’est alors que la situation changea quelque peu.

Aasimir se retrouva saisit à la gorge et plaqué contre un mur. Ayant cru à une version quelque peu brutal d’une partie de jambe en l’air il s’était bien volontairement faire, un sourire ayant même retroussé ses lèvres.

Cependant, son instinct de tueur reprit le dessus rapidement. Il avait ressenti un changement dans l’atmosphère et dans l’aura du nécromancien. Il sentit le flux d’énergie mortel converger vers la main d’Hannibal, main qui se levait comme pour frapper.

 LE frapper.

Instinctivement, alors qu’Hannibal l’insultait après avoir réalisé qu’il s’était fait prendre par un sortilège ( à défaut d'autre chose), Aasimir concentrait son énergie pour carboniser la main du praticien qui le tenait à la gorge. L’image de ce qu’il avait à faire s’imprima comme un flash dans son esprit. Quand Hannibal abaisserait la main, libérer l’énergie, son corps s’enflammerait, la main à la gorge noircirait comme un morceau de charbon. Mouvement de tête sur le côté juste suffisant pour éviter le sortilège de mort, en même temps main droite qui frappe à l’emplacement du rein gauche en libérant la magie élementale de terre pour durcir les doigts, transpercer la chaire, la douleur serait telle qu’Hannibal serait paralysée pendant 2 secondes au minimum. Action quelconque pour tuer la cible et sauver sa peau.

Aasimir estima ses chances d’esquiver le sortilège mortel à 75%, Hannibal était dans un état de rage indeignable et il sous-estimait son adversaire. Dans d’autres circonstances, les pronostics n’auraient sans doute pas été autant en sa faveur.

Alors que l’assassin allait agir pour mettre fin à la scène qui pourrait mal se terminer, la porte du bureau s’ouvrit sur le Dr Black. Une fraction de seconde après avoir compris et enregistrée la scène, Aasimir se mit à se débattre pour de l’air en bon patient impuissant qu’il était. Hannibal s’était arrêté lui aussi puis le laissa tomber sans ménagement.

Jouant la comédie, il reprit ses esprits en restant plus ou moins allongé sur le sol. La chienne de garde de son étage était arrivé fort à propos, comme il l’avait plus ou prévu.

***Faudra que je culbute l’infirmière pour la remercier de son timing… regardons les se disputer l’os à moelle… mais je n’oublierai pas… quand il faudra compter les points…***

L’esprit à l’intérieur d’Aasimir criait à la violence et au sexe. Il devait se concentrer avec une bonne partie de son attention pour ne pas se laisser à aller à la violence. Deux contre un, le duel ne serait pas aisé et il y aurait de la casse des deux côtés. Et la couverture serait fichue.

Alors qu’il relevait la tête, le visage rougi et une marque violacée autour du cou, Aasimir tentait tant bien que mal de reprendre le rôle du jeune homme qu’il devait être.

La lueur de luxure dans ses yeux avait disparu et seul son sexe tendu dans son boxer montrait qu’il avait quand même encore un peu de mal à se calmer.

Lentement, il tenta de se relever, agrippant avec force le bord du bureau du nécromancien. Une légère odeur de bois brûlé se fit sentir tandis qu’une petite fumée noir s’élevait de sous la main du patient.

« Je… Je pense que notre entretien est terminé… Dr. Masaryk… en tout cas… je ne suis pas en état… de continuer… vous m’avez… totalement retourné… » Lâcha-t-il en accentuant légèrement la fin de la phrase.

Et contredisant totalement son discours, il s’étira de tout son long, ferma son peignoir avec nonchalance. Petite inclinaison de tête vers le nécromancien, puis la chamane. Il s’avança vers la porte d’un pas rapide et souple et alors qu’il était déjà en train de sortir, il ne put s’empêcher d’ajouter.

« Je vous laisse discuter de mon cas entre professionnel… ma présence n’est pas requise… surtout que je préfère ne pas savoir quand je vais passer à la casserole… Et puis… il faut que j’aille manger quelque chose… la vigueur à laquelle j’ai goûté aujourd’hui… m’a causé une très loooonngue faim… »

Petit silence, suivi d’un signe du doigt vers la trace de main laissée en emprunte sur le bureau.

« Encore désolé pour le bureau… et bonjour à la famille… »

Et il disparut, fermant la porte derrière lui. En sortant de l’ascenseur, il tomba nez à nez avec la charmante infirmière qui venait de sauver la situation par un timing presque parfait.

« Ah vous tombez bien… Le Dr Black vous a demandé de vous occuper de moi… je pense qu’il y a beaucoup de travail… »

Il l’a suivi avec empressement, regardant son dos et ses fesses. Le regard qu’il lui jeta était tout sauf celui d’un jeune homme perdu et effrayé. Il n’allait pas beaucoup dormir ce soir… et il y aurait une infirmière assignée à sa surveillance très prochainement.
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Hannibál Masaryk
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MessageSujet: Re: Feu-flammes. - Terminé    Lun 13 Avr 2015 - 21:36
Il ne fut pas étonné d’entendre Samaha lui servir la même rengaine. Mon patient. Quel clown. Cette femme était vraiment exécrable au possible. Tentant de reprendre ses esprits, Hannibál but une longue gorgée d’eau fraîche tout en regardant la pute se relever tant bien que mal. Tu dois une fière chandelle à la petite comique de service sale trainé, crois moi, elle a sauvé ton misérable cul. La rousse s’approcha et susurra à son oreille « Vous aviez besoin de vous faire soulager par cette pute ou vous vous êtes juste fait piéger ? ». La rigolotte se voulait acerbe, elle n’aurait pourtant pas su mieux résumer la situation. Il s’était fait piégé. Impassible il ne réagit pas et regarda en silence Aasimir bredouiller des paroles qu’il ne comprit même pas avant de s’éclipser. C’est ça, casse toi.


Le Hongrois prit une profonde inspiration avant de se lever et d’intimé avec autorité à Samaha de s’écarter.

Reculez. J’ai eu ma dose de proximité. Cette saloperie m’a piégée.


La psychiatre ne sembla pas avoir besoin de plus d’explications. De toute évidence il n’avait pas été le seul à expérimenter les talents d’Aasimir. Tout dans l’attitude de sa collègue laissait penser qu’elle avait probablement vécu quelque chose de similaire. Tant mieux, leur coopération n’en serait que plus fructueuse. A cette pensée, le neuropsychologue se ravisa vite. C’était un mensonge. Travailler avec cette dingo serait une calamité. Elle était comme l’autre camionneuse, accrochée à ses patients comme à la prunelle de ses yeux. Aucune de ces deux cruches n’avait l’humilité de pouvoir reconnaître que les poissons qu’elles voulaient garder étaient trop gros pour elles.

Votre patient auquel vous semblez tant tenir est totalement en dehors de votre ligue Dr Black. Vous n’avez clairement pas les compétences pour l’encadrer et certainement encore moins pour le guérir.


Persuadé que l’imbu personnage allait protester il ne lui en laissa pas le temps.


Je me trouve dans le même cas. Cette pute est bien trop dérangée pour que je puisse en faire quoi que soit tout seul, à moins qu’on me donne carte blanche ce qui est improbable avec un patient A. Sa catégorisation serait d’ailleurs à revoir.


Hannibál enverrait au plus vite un email qu’il espérait pouvoir cosigner avec sa collègue à Jezabel pour attirer son attention sur le cas Fenring. Une catégorie C lui irait comme un gant. Il s’apprêtait à reprendre lorsqu’il remarqua une marque sur son bureau, là où Aasimir s’était appuyé pour se relever. Roszá. Le Hongrois se figea, tétanisé avant de reprendre sur un ton détaché.

Nous reprendrons cette conversation. Sortez de mon bureau.


Samaha resta interdite devant cet inattendu changement d’attitude. Tendu, le neuropsychologue répéta distinctement.

Sortez.


Black s’exécuta de mauvaise grâce, laissant Hannibál seul. Le nécromancien n’arrivait pas à détourner son regard de l’inscription. Comment ? COMMMENT ? Son souffle s’accéléra. Il s’assit. Ses plans venaient de changer, radicalement. 
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